Herbert Schuch, piano

Dimanche 23 juillet 2017

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Date
Dimanche 23 juillet 2017 *
Horaire
12:30 à 13:30*
Durée
01:00
Lieu
Montpellier [34] - Le Corum / Salle Pasteur
*Attention nous vous informons que les durée sont à titre indicatifs et sont susceptibles de varier en fonction du ou des artistes, ainsi que du nombre de rappels.

Gratuit

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80 places par concert sont proposées au public au prix de 5€.
Ces billets solidarité permettent l'accès privilégié à la salle avec le choix de sa place 15 minutes avant l'ouverture au public.
Ces billets sont en vente sur le site internet ou à la billetterie du Festival et l'intégralité de la recette est reversée à la Banque Alimentaire de l'Hérault.

 

Découvrez le programme

Dans le cadre de la Journée (R)évolution(s)

CARL PHILIPP EMANUEL BACH
1714-1788
Sonate en ut mineur Wq 65:31, H 121


DOMENICO SCARLATTI 1685-1757
Sonate en ut mineur K 37
Sonate en ut Majeur K 398


LUDWIG VAN BEETHOVEN 1770-1827
Sonate n°32 en ut mineur op. 111

 

Herbert Schuch piano

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Trois générations de virtuoses du clavier : Domenico Scarlatti, né la même année que Johann Sebastian Bach ; Carl Philipp Emanuel Bach, l’un des « fils Bach » les plus doués, au point qu’il éclipse son père à la fin du XVIIIe siècle ; Beethoven, génie prométhéen vouant une admiration sans bornes à son aîné Carl Philipp Emanuel.

Dans ses 555 sonates, « exercices » composés des années 1720 à sa mort en 1757, Domenico Scarlatti utilise tous les moyens pour créer du nouveau, comme le montrent les deux sonates K 37 et K 398 : arpèges, trilles, gammes par tierces, octaves, accords plaqués, effets de guitare. C. P. E. Bach, auteur d’un Essai sur la vraie manière de toucher le clavecin (1753-1762) largement diffusé dans les pays germaniques, cherche, dans les 160 sonates qu’il a composées de 1731 à 1786, à exploiter au mieux les ressources techniques du clavecin et du pianoforte. Et que dire des horizons ouverts par les 32 sonates pour piano de Beethoven ?

Révolutions en ut mineur, tel pourrait être aussi le titre de ce programme. Cette couleur harmonique est commune à trois sonates, et on s’en évadera un bref instant pour la simplicité pastorale d’ut majeur dans la deuxième sonate de Scarlatti, avant que le mode majeur s’impose dans le second mouvement de l’opus 111 de Beethoven.

Si le drame n’est pas encore caractéristique du style de Scarlatti, il surgit chez C. P. E. Bach, représentant majeur de l’Empfindsamkeit, ou art de l’expression pathétique, dans les années 1750-1760. Adepte des annotations psychologiques sur ses partitions, oscillant entre l’expansion joyeuse et la mélancolie, C. P. E. Bach porte l’art instrumental à un haut degré d’expressivité. Composée en 1757, année où Scarlatti décède, la sonate en ut mineur, en trois mouvements d’une grande intensité, est un parfait modèle de ce style. Bâti sur l’opposition entre un thème puissant et une réponse méditative, l’Andante en sol mineur en offre une belle illustration. Il est encadré par deux Allegros fiévreux en ut mineur, construits eux aussi sur des contrastes saisissants.

Cette tension dramatique propre au style de C. P. E. Bach se retrouve, portée à son comble, dans l’ultime sonate pour piano de Beethoven, datant de 1820-1821. On a parfois entendu des réminiscences de C. P. E. Bach chez Beethoven, dans ses œuvres de jeunesse et jusque dans ses concertos pour piano. Mais ce que Beethoven a sans doute hérité de son aîné, comme de Haydn et de Mozart, c’est un sens du contraste expressif. On connaît l’anecdote célèbre : le violoniste Anton Schindler demandait au compositeur pourquoi il n’avait pas écrit de troisième mouvement. Beethoven, agacé et ironique, lui répondit qu’il n’en avait pas eu le temps.

Le premier mouvement, d’une intensité extraordinaire, est construit sur le moule classique lent-vif. Le tumulte s’achève par une coda plus apaisée. L’Arietta, en forme de thème et variations, peut alors prendre son essor. Arietta : un titre bien innocent pour ce mouvement aux vastes proportions où le thème subit de constantes métamorphoses et dans lequel Beethoven ouvre des perspectives gigantesques.

Christophe Corbier

 


Artistes présents

Avec l'aide de

 Sacem

 Diffusé sur France Musique

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