I. Margain et G. Bellom, pianos

Jeudi 20 juillet 2017

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Date
Jeudi 20 juillet 2017 *
Horaire
12:30 à 13:30*
Durée
01:00
Lieu
Montpellier [34] - Le Corum / Salle Pasteur
*Attention nous vous informons que les durée sont à titre indicatifs et sont susceptibles de varier en fonction du ou des artistes, ainsi que du nombre de rappels.

Gratuit

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80 places par concert sont proposées au public au prix de 5€.
Ces billets solidarité permettent l'accès privilégié à la salle avec le choix de sa place 15 minutes avant l'ouverture au public.
Ces billets sont en vente sur le site internet ou à la billetterie du Festival et l'intégralité de la recette est reversée à la Banque Alimentaire de l'Hérault.

 

Découvrez le programme

Journée « Le Piano Russe »

 

SERGE RACHMANINOV 1873-1943
Suite n°1 pour deux pianos en sol mineur op.5 « Fantaisie-Tableaux »
Suite n°2 pour deux pianos op. 17


DIMITRI CHOSTAKOVITCH 1906-1975
Concertino pour deux pianos en la mineur op. 94


NIKOLAÏ KAPUSTIN né en 1937
Ouverture de la Sinfonietta op. 49
Version pour piano quatre mains

 

 

Ismaël Margain piano
3ème Prix du Concours Long-Thibaud 2012
1er Prix du Concours de la Société des Arts, Genève
 

Guillaume Bellom piano
1er Prix du Concours International de Piano d’Épinal, 2015

Télécharger le programme

La Russie n’a pas eu besoin de la Révolution de 1917 pour prouver l’excellence de ses compositeurs et de ses virtuoses. Cette journée consacrée au piano russe est un hommage à cette grande tradition illustrée d’abord par deux tout jeunes pianistes français jouant en duo, Guillaume Bellom et Ismaël Margain, puis par l’étoile montante Lukas Geniusas et par le colosse, fidèle entre les fidèles, Boris Berezovsky.


« Je suis un compositeur russe », affirme Rachmaninov. Parce que la musique doit refléter la quintessence de son pays, et parce que la Russie, de l’aveu même du compositeur, a formé sa mentalité et son caractère. Aussi la typicité de sa musique ne saurait-elle se résumer à quelques citations de contes ou de chansons populaires. Si la Première Suite nous fait voguer sur la lagune vénitienne, la Deuxième, composée au cours d’un voyage en Italie, nous fait aussi bien danser la valse que la tarentelle, à la mode viennoise ou italienne. Être russe, c’est donc une question d’esprit.
Entre la Première et la Deuxième suite, quatre années passent. Quatre années de doute dont le compositeur se libère grâce à sa musique. Et l’auditeur de découvrir les traces de cet immense amour qui a fait de la musique cette « sœur de la poésie et fille du chagrin », à la fois rassurante et consolatrice.
« La gondole glisse sur l’eau, le temps s’envole avec l’amour. Les flots s’apaisent, la passion ne reviendra plus » : en plaçant quelques vers de Lermontov (Venise, 1831) en exergue de sa Barcarolle, Rachmaninov ne prétend pas rivaliser avec Canaletto. Bien que le terme de tableau revienne à plusieurs reprises dans son catalogue, il demeure discret sur ses sources d’inspiration : « Je ne crois pas qu’il faille qu’un artiste révèle trop ses images. Laissez le public imaginer ce que cela lui suggère ». Et si quelques vers en tête de chaque pièce rendent ses intentions assez claires, la Première Suite fait moins œuvre picturale ou littéraire qu’elle n’appelle à l’éveil de tous les sens.
L’âme russe se dévoile dans ces sons de cloches que chaque Russe aime parce qu’ils l’accompagnent depuis son enfance jusqu’à la tombe, à Novgorod, à Moscou ou à Kiev : « Composer de la musique, c’est quelque chose de presque sacré. (…) Comme j’ai passé toute ma vie parmi les carillons, j’ai parfois réussi à faire vibrer les cloches des émotions humaines parmi mes compositions. »
Il y a loin de la Russie tsariste et bourgeoise de l’enfance de Rachmaninov, à la Russie soviétique qui tour à tour censure ou récompense Chostakovitch. À dire vrai, celui-ci ouvre avec son Concertino une sorte de parenthèse. Offerte à Maxime, le fils du compositeur, l’œuvre a été créée dans la Petite salle du Conservatoire Tchaïkovski de Moscou par Anna Maloletkova et par le jeune élève de l’École centrale de musique. Ce n’est pas la seule pièce destinée par Chostakovitch à ses enfants : à Maxime reviendra le Deuxième Concerto, à Gala un cycle de petites pièces en parfaite adéquation avec l’imaginaire d’une fillette. Mais le Concertino est une œuvre de futur virtuose ; après une introduction alternant rêverie et puissance, le matériau volontiers brillant est soumis à de constants changements de caractères, dans un style souvent très symphonique.
Quant à la Sinfonietta de Nikolaï Kapustin, elle a été écrite en 1986 pour orchestre, mais aussitôt adaptée au piano afin d’être exécutée au ministère de la Culture de l’URSS. Selon un membre de la commission chargée de la juger, ce qui était alors intitulé « Divertimento » était un hybride de Rossini et du folklore russe. Mais Stravinsky n’a-t-il pas lui-même qualifié Glinka de « Rossini russe » ?

François-Gildas Tual

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Avec l'aide de

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Ismaël Margain et Guillaume Bellom Jeudi 20/07
Nom Mise à jour