Les Nuits de Moscou

Jeudi 13 juillet 2017

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Date
Jeudi 13 juillet 2017 *
Horaire
22:00 à 23:59*
Durée
01:59
Lieu
Montpellier [34] - Domaine d'O - Amphithéâtre
*Attention nous vous informons que les horaires sont à titre indicatifs et sont susceptibles de varier en fonction du ou des artistes, ainsi que du nombre de rappels.

Billets de 12 à 18€

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Les Nuits de Moscou
Chants révolutionnaires et populaires russes

 

La Guerre sacrée
Chant des partisans de l’Amour : Par les monts et par les vallées
Une Brune moldave
Les Vaillants Cosaques
En route
Chant des Défenseurs de Moscou
Le Jour de la Victoire
Chant de l’Armée soviétique
L’Armée rouge est la plus forte
La Cavalerie rouge
Le Chant du départ
Les Cosaques
La Varsovienne
Les Yeux noirs
Plaine, ma plaine
Katioucha
Kalinka
Soirées de Moscou
Bella Ciao
Stenka Razine
Les Rossignols de Russie
Varchavianka
Les Colporteurs
Les Sources
Maroussia
Ivan Soussanine (Une Vie pour le Tsar) : « Slav’sya, Slav’sya, ti Ru’s moya ! »
Ameno
Hymne national russe

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L’Ensemble Académique MVD (ancien chœur du NKVD fondé en 1939) dit “Chœurs de l’Armée Rouge de la Garde Nationale de Russie” est dirigé par le Général Victor Eliseev depuis 1974. Seul ensemble élevé au rang d’Académie avec l’Ensemble Alexandrov (victime du tragique accident d'avion survenu le 25 décembre 2016). L’ensemble du Général Eliseev a visité plus de 65 pays ces quarante dernières années !

 

Les chanteurs de l’Ensemble académique de la Garde Nationale de Russie se sont ainsi produits sur toutes les scènes, à Rome devant le pape Jean-Paul II, à Moscou ou à Sotchi pour l’ouverture des Jeux olympiques. Et s’il leur arrive de faire des incursions dans l’opéra ou la chanson (et de partager la scène avec Vincent Niclo, Mireille Mathieu et d'autres vedettes internationales), ils reprennent surtout des chants populaires, nés des tragédies et révolutions qui ont marqué la Russie, et à leur tour influencent l’histoire de la Russie.

 

Retour aux sources avec la Guerre sacrée : le 26 juin 1941, quelques jours après l’invasion de l’URSS par les troupes allemandes, une nouvelle partition d’Alexandre Alexandrov est entonnée dans les gares pour encourager les troupes. C’est alors toute l’histoire militaire de la Russie que racontent les Chœurs de l’Armée rouge. L’histoire de la guerre civile : né d’une vieille pièce du XIXe siècle accolée à un nouveau texte de Guiliarovski, le Chant des partisans de l’Amour ou Marche des fusiliers de Sibérie est bientôt adapté par les camps adverses ; pour l’Armée blanche, Pokrass le choisit comme hymne du régiment de Drozdocski, tandis que les Bolchéviques en font le symbole de leur lutte dans le Primorié. Personne n’est oublié. Ni les fiers Défenseurs de Moscou, ni les femmes qui œuvrent à la victoire, auxquelles Novikov rend hommage dans Smouglianka. Quant aux ennemis, les voici en la personne de Wrangel, le terrible Baron noir…

 

L’idée de patrie se construit sur les mêmes récits. Les figures du passé y participent avec Razine, chef cosaque qui s’est soulevé contre la noblesse et la bureaucratie. Même Trotski a sa chanson, L’armée rouge est la plus forte. Certains compositeurs réservent toutefois des surprises : par son style de danse, la célébration de la Victoire par Toukhamov aurait déplu au jury d’un concours dans les années 70 : elle s’est imposée après avoir été chantée par un chanteur à succès.

 

Composé en 1954 par Soloviov-Sedoï, En route a valu à son auteur le Prix Lénine ; utilisé initialement pour un film, le voici traduit en chinois pour le chœur de la Police armée du peuple ! La Russie elle-même n’a pas hésité à emprunter : le Chant du départ de Méhul et Marie-Joseph Chénier chante la liberté en Russie ; venue de Pologne, La Varsovienne se fait la voix des prisonniers du tsarisme avant de devenir l’un des principaux refrains de 1905 et 1917, d’accompagner les Anarchistes espagnols en 1936 sous le titre de A las barricadas, et de servir au 1er Régiment de hussards parachutistes basé à Tarbes. Après tout, n’est-ce pas là ce que nous annonçait l’Armée rouge lorsqu’elle prétendait allumer un « incendie mondial » ?

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 Diffusé sur France Musique

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