Ensemble Contraste

Jeudi 27 juillet

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Date
Jeudi 27 juillet 2017 *
Horaire
21:00 à 22:30*
Durée
01:30
Lieu
Vauvert [30] - Place du Docteur Arnoux
*Attention nous vous informons que les durée sont à titre indicatifs et sont susceptibles de varier en fonction du ou des artistes, ainsi que du nombre de rappels.

Gratuit

 

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Besame Mucho

 

LÉO FERRÉ 1916-1993
Monsieur William

CARLO GARDEL 1890-1935
Mi Buenos Aires Querido

ASTOR PIAZZOLLA 1921-1992
Constrastes
Libertango
Milonga en Ré
Oblivion

COLE PORTER 1891-1964
My Heart belongs to Daddy

SERGE REZVANI né en 1928
La Peau Léon

COMPAY SEGUNDO 1907-2003
Chan Chan

CONSUELO VELÁSQUEZ 1916-2005
Besame Mucho

ÁNGEL VILLOLDO 1861-1919
El Choclo

KURT WEILL 1900-1950
Youkali 

 

Noëmi Waysfeld  chant

Ensemble Contraste
Arnaud Thorette violon
Antoine Pierlot violoncelle
Jean-Luc Votano clarinette
Raphaël Imbert saxophone
Johan Farjot piano et arrangements

 

L’ENSEMBLE CONTRASTE REÇOIT LE SOUTIEN DE LA SPEDIDAM

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Besame Mucho
 
Le tango
Emblématique de l’Argentine, le tango est à la fois un genre musical et une danse nés à Buenos Aires à la fin du XIXe siècle.
Étymologiquement, le terme « tango » serait lié à la communauté noire d’Amérique latine issue de l’esclavage et désignerait l’endroit où les négriers parquaient les esclaves avant le transport maritime. Sur le plan musical, le tango résulte du mélange de nombreuses formes musicales européennes, latino-américaines (comme la habanera) et de rythmes africains. Le terme musical « tango » apparaît pour la première fois en 1866 dans un journal argentin pour désigner la chanson La Coqueta, et dix ans plus tard, un tangocandombe (genre musical de la communauté noire de Montevideo, sur l’autre rive du Rio de la Plata) s’impose au carnaval afro-argentin. Le premier « groupe » de tango — constitué d’un violoniste noir et d’un clarinettiste mulâtre — donne des petits concerts à Buenos Aires de 1870 à 1890 environ. Le premier enregistrement d’un tango date de 1889 (La Canguela) et le premier enregistrement sur disque de 1896 (El Entrerriano).
Quant à la danse, elle se constitue au départ de la milonga, une nouvelle danse populaire métissée. Le soir, les hommes se rendent dans les faubourgs mal famés où règnent l’alcool, la danse et la prostitution. Le véritable tango argentin voit donc le jour dans des lieux de débauche et évoque de manière plus ou moins explicite le jeu de la séduction et l’acte sexuel. S’y mêlent l’expression de la virilité, du machisme mais aussi de la nostalgie du pays et des désirs inassouvis. Quelques titres de l’époque adoptent une franche connotation sexuelle : Deux coups sans sortir, Secoue-moi la boutique, Un coup bien tiré, El Queco (« Le Bordel ») ou encore Dame la lata (« Donne-moi le jeton », le jeton étant le numéro remis par la mère maquerelle au client qui louait les services d’une prostituée).
DESTIN. Dans la formule avec voix, Carlos Gardel (1890-1935) demeure le chanteur de tango le plus connu, le mythe insurpassable, popularisé par le cinéma des années 1930. Les textes délaissent alors leur connotation érotique pour dresser le portrait d’un amoureux éconduit, plein de passion et de peine. L’amour tragique devient le thème récurrent du tango. Sur le plan musical, deux tendances voient le jour : l’une fidèle à l’esprit de la danse et au souci de servir de support aux danseurs, l’autre désireuse de s’émanciper pour explorer les possibilités proprement musicales du genre. L’orchestre de tango typique (piano, contrebasse, 2 violons et 2 bandonéons) peut varier d’une formule réduite (avec un bandonéon) jusqu’à l’orchestre géant des années 1940 (30 musiciens). À partir des années 1960, certains compositeurs écrivent des tangos aux rythmes complexes et changeants, difficiles à danser. Parmi eux, un certain Astor Piazzolla (1921-1992) va se constituer un style personnel qui lui vaut aujourd’hui une célébrité mondiale.
Éric Mairlot

Astor Piazzolla
Compositeur, arrangeur, bandonéoniste, Astor Piazzolla (1921-1992) est le plus important musicien de tango de la seconde moitié du XXe siècle.
Né à Mar del Plata (sur l’Atlantique), il passe une partie de son enfance à New York, dans un quartier d’immigrants italiens où son père lui offre son premier bandonéon. Mais l’enfant ne présente guère d’enthousiasme. De retour en Argentine, il a la révélation du tango et se produit comme musicien dans des orchestres souvent médiocres. Il commence à composer, mais veut être reconnu comme un compositeur « classique » sérieux. Il prend des cours avec Alberto Ginastera, le grand compositeur argentin, et suit avec assiduité les répétitions au Teatro Colón, l’opéra de Buenos Aires. Ses pièces rencontrent un beau succès, mais il n’est toujours pas convaincu. En 1954, il reçoit une bourse pour étudier la composition avec Nadia Boulanger à Paris.
La grande pédagogue lui recommande vivement de trouver son propre style en s’inspirant des musiques populaires. Bouleversé, Piazzolla se lance dans un travail acharné à la recherche d’une nouvelle esthétique qu’il nomme « tango nuevo ». De retour en Argentine, il fonde un orchestre, qui regroupe les meilleurs musiciens de tango puis, en 1960, le quintette Tango nuevo. Les succès s’enchaînent alors, tout comme les collaborations avec des musiciens venus d’autres horizons comme le saxophoniste Gerry Mulligan et le vibraphoniste Gary Burton. Extrêmement prolifique en tangos pour petits ensembles, Piazzolla est aussi l’auteur de partitions pour orchestre symphonique, de musiques de film et même d’une opérette, Maria de Buenos Aires.
Pierre-Jean Tribot
 
Besame Mucho
Besame Mucho compte parmi les chansons les plus célèbres du XXe siècle, reprise par un nombre incalculable de chanteurs de variétés (d’Édith Piaf à Isabelle Boulay, en passant par Aznavour, Sara Montiel et Cesária Évora), de chanteurs classiques (Pavarotti, Domingo, Alagna…) et de musiciens de jazz. Composé en 1941 par la pianiste classique et chanteuse mexicaine Consuelo Velázquez, Bésame mucho n’est pas un tango mais un boléro, inspiré d’une aria du compositeur espagnol Enrique Granados (1867-1916).

Embrasse-moi, embrasse-moi fort
comme si c’était cette nuit
la dernière fois
Embrasse-moi, embrasse-moi fort
parce que j’ai peur de te perdre
de te perdre plus tard.

Je veux te serrer dans mes bras
me voir dans tes yeux
t’avoir contre moi
Pense que peut-être demain
je serai déjà loin
très loin de toi.


En partenariat avec

Région Occitanie Pyrénées Méditerranée
Nom Mise à jour