Trio jacob

Mercredi 11 juillet 2018

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Date
Mercredi 11 juillet 2018
Horaire
19:00 à 20:00*
Durée
1:00
Lieu
Vendargues [34] - Eglise Saint-Théodorit
*Attention nous vous informons que les durées sont à titre indicatif et sont susceptibles de varier en fonction du ou des artistes, ainsi que du nombre de rappels.

Gratuit

Programme


JOHANN SEBASTIAN BACH  1685-1750 / WOLFGANG AMADEUS MOZART  1756-1791
Largo et fugue
 

LUDWIG VAN BEETHOVEN  1770-1827
Trio en ré Majeur op. 9 n°2
Allegretto
Andante quasi allegretto
Menuetto : Allegro
Rondo : Allegro

 

ERNÖ DOHNÁNYI  1877-1960
Sérénade en ut Majeur op. 10
Marche
Romance
Scherzo
Thème et variations

 

Trio Jacob
Raphaël Jacob  violon
Jérémy Pasquier  alto
Sarah Jacob  violoncelle

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La règle de trois

Un violon, un alto et un violoncelle. Combinés, ces trois instruments mettent en valeur les fugues de Bach, donnent l’illusion d’un orchestre miniature ou dépeignent un folklore imaginaire. Le Trio Jacob a choisi trois trios de trois époques comme autant de visages différents d’une même trinité.

Le trio à cordes est le descendant éloigné de la sonate en trio baroque à la Corelli tout autant que le frère, plus discret, de l’hégémonique quatuor à cordes. Cette filiation baroque se retrouve dans le Largo et Fugue n°5 K.404a de Mozart qui est une transcription fidèle de la Sonate pour orgue n°2 BWV 526 de Bach. Fasciné par le génie contrapuntique de Bach, Mozart n’entreprend ici que peu de modifications par rapport à la sonate originale.
Il en est tout autrement des trois Trios à cordes opus 9 qui sonnent, eux, de manière très beethovénienne ! Beethoven était d’ailleurs très satisfait de sa partition puisqu’il présente ce recueil comme « la meilleure de ses œuvres » dans une lettre adressée au compte Johann Georg von Browne, mécène et dédicataire. Avec l’Opus 9 commencé en 1796, Beethoven généralise la division en quatre mouvements, fait s’opposer des caractères contraires, innove dans la construction des thèmes et dote ainsi le trio à cordes d’une dimension dramatique nouvelle.
C’est également à Vienne, en 1904 qu’est créée la Sérénade pour trio à cordes en ut majeur opus 10, peut-être le sommet de la musique de chambre du compositeur hongrois Ernö Dohnányi. Avec ses cinq mouvements, cette œuvre s’inscrit clairement dans la tradition de la sérénade du XIXe siècle incarnée notamment par celui qui encouragea Dohnányi dans l’élaboration de la partition : Johannes Brahms. L’ombre de l’aîné est palpable dans la concision formelle, l’économie de moyens tout autant que dans certaines références à la musique folklorique hongroise. La « Marche » inaugurale et sa mélodie de saveur tzigane est suivie de diverses pièces de caractère : une courte « Romanza » où les pizzicati font entendre une guitare imaginaire et un « Scherzo » qui marie excentricité des phrases musicales et rigueur de l’écriture fuguée. Viennent ensuite un « Thème et variations » mélancolique, pause méditative avant l’énergique « Rondo furioso » qui fait réentendre le thème du premier mouvement de manière plus entraînante encore. De la marche à la danse Verbunkos, typiquement hongroise, il n’y a qu’un pas.

Max Dozolme

Artistes présents

Nom Mise à jour