De Moscou à  Rome

Vendredi 21 juillet 2017

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Date
Vendredi 21 juillet 2017 *
Horaire
20:00 à 22:00*
Durée
02:00
Lieu
Montpellier [34] - Le Corum / Opéra Berlioz
*Attention nous vous informons que les durée sont à titre indicatifs et sont susceptibles de varier en fonction du ou des artistes, ainsi que du nombre de rappels.

Billets de 10 à 40€

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De Moscou à Rome


NIKOLAÏ ROSLAVETS
1881-1944
Aux heures de la nouvelle lune

SERGE PROKOFIEV 1891-1953
Concerto pour piano n°3

MAURICE RAVEL 1875-1937
Le Tombeau de Couperin

OTTORINO RESPIGHI 1879-1936
Les Fontaines de Rome


Simon Trpčeski piano
Alexandre Bloch direction

Orchestre National de Lille / Région Hauts-de-France

Association subventionnée par le Conseil régional Hauts-de-France
le Ministère de la Culture et de la Communication,
la Métropole Européenne de Lille et la Ville de Lille
Président : Ivan RENAR

AVEC L’AIDE DE LA CAISSE D’EPARGNE LANGUEDOC-ROUSSILLON

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L’ANNÉE 1917

Trois des œuvres de ce concert furent composées ou créées en 1917, année qui marque l’apogée des combats de la Première guerre mondiale et la double Révolution russe (celle de février, qui instaura une brève démocratie sous la houlette de Kerenski, et celle d’octobre, qui fut en réalité un coup d’État de Lénine et des bolcheviks).

On a considéré Roslavets, né l’année de la mort de Moussorgski, comme un musicien progressiste pour avoir voulu dépasser le système tonal sans chercher à imiter Scriabine ou Schönberg. Il fut ensuite qualifié d’ennemi du peuple et c’est à Marina Lobanova qu’il doit, depuis un quart de siècle, une timide réhabilitation. C’est elle, ainsi, qui reconstitua la partition d’Aux heures de la nouvelle lune, poème symphonique composé vers 1912 et peut-être inspiré d’un poème de Jules Laforgue. On y trouve le principe du « synthétaccord », procédé mis au point par Roslavets pour dynamiser le discours harmonique de ses partitions.

Prokofiev entreprit son Troisième concerto pour piano à Saint-Brévin-les-Pins en 1917 et le créa lui-même à Chicago en 1921, à l’époque où son destin faisait de lui un artiste cosmopolite. « Ses longs doigts spatulés adhéraient au clavier comme une voiture de course à la piste d’un autodrome », raconte Poulenc.
Le premier mouvement fait entendre un piano très motorique au milieu du crépitement des bois. Le deuxième est une suite de variations sur un thème de gavotte, danse que Prokofiev avait déjà utilisée, en 1917 également, dans sa Symphonie classique. Le finale contient un véritable mouvement dans le mouvement : plage élégiaque qui permet à l’œuvre, une fois le rêve dissipé, de se conclure à la manière d’une mécanique irrésistible.    

Le Tombeau de Couperin reprend lui aussi des formes de danse avec ironie et nostalgie : « Au commencement de 1915, je m’engageai dans l’armée et vis de ce fait mon activité musicale interrompue jusqu’à l’automne de 1917, où je fus réformé. Je terminai alors Le Tombeau de Couperin. L’hommage s’adresse moins en réalité au seul Couperin lui-même qu’à la musique française du XVIIIe siècle », raconte Ravel.
Le Tombeau de Couperin fut d’abord conçu comme une suite de six pièces pour piano. Au moment d’en entreprendre l’orchestration, Ravel sacrifia la Fugue et la Toccata. Telle quelle, c’est une œuvre modeste de dimension et aristocratique d’allure : la majesté boiteuse de la Forlane est à l’image de l’élégance que l’œuvre affiche tout entière.

On reste en 1917 avec la création des Fontaines de Rome, l’un des trois tableaux symphoniques inspirés de la Ville éternelle qui ont rendu célèbre Respighi (avec Les Pins de Rome et Fêtes romaines). La partition évoque, comme son titre l’indique, « les sensations et les visions (inspirées par) quatre fontaines de Rome, à l’heure où leur caractère est le plus en harmonie avec le paysage, et où leur beauté apparaît la plus suggestive ». L’ambiance douce et vaporeuse de la première Fontaine conduit à un deuxième volet qui évoque Ravel par son dynamisme. Le troisième fait entendre le cortège de Neptune dans une abondance d’effets aquatiques. Cloches et oiseaux tissent la trame de la dernière Fontaine.
Il est vrai qu’à Rome, grâce aux jeux d’échos permis par les sept collines, tout n’est que musique et paysage.

Christian Wasselin

Avec l'aide de

Caisse d'épargne Languedoc-Roussillon

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