Jean-Paul Gasparian, piano

Mercredi 12 juillet

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Date
Mercredi 12 juillet 2017 *
Horaire
19:00 à 20:30*
Durée
01:30
Lieu
Saint Jean de Védas [34] - Place Victor Hugo
*Attention nous vous informons que les durée sont à titre indicatifs et sont susceptibles de varier en fonction du ou des artistes, ainsi que du nombre de rappels.

Gratuit

Découvrez le programme

FREDERIC CHOPIN 1810-1849
Nocturne en si bémol mineur op 9 n°1

FRANZ LISZT 1811-1886
Après une lecture du Dante, fantasia quasi fantasia, extrait des Années de pèlerinage, 2ème Année, Italie 

FREDERIC CHOPIN 1810-1849
Nocturne en ré bémol Majeur op. 27 n°2
Valse en mi mineur op. Posthume

ALEXANDRE SCRIABINE 1872-1915
Sonate n°2 en sol dièse mineur op. 19 « Sonate-fantaisie »

SERGE RACHMANINOV 1873-1943
Études-tableaux op. 39, extraits

 

Jean-Paul Gasparian  piano

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La sonate-fantaisie : des codes classiques à l’imagination romantique
L’articulation entre la Sonate et la Fantaisie dans le répertoire pianistique évoque la figure de Ludwig van Beethoven (1770-1827).  Ses sonates opus 27/1 et 2 (n°13 et n°14) sous-titrées Quasi una fantasia inaugurent une nouvelle manière d’organiser la musique, plus fantaisiste. Elle substitue au jeu abstrait de différentes idées musicales (comme dans la sonate) une logique tournée vers le récit, qui vise à évoquer des images en musique. À sa suite, Alexander Scriabine (1872-1915) et Franz Liszt (1811-1886) reprennent et amplifient ce mouvement.


Lorsque Scriabine crée sa Deuxième Sonate-Fantasie opus 19 à Paris en 1895, elle est encore inachevée. Il termine alors la pièce en improvisant. Cette démarche originale témoigne de la spontanéité du compositeur dans l’élaboration de son œuvre et souligne le caractère fantaisiste de ces deux mouvements. Selon les propres mots de Scriabine, il s’agit d’une musique essentiellement descriptive, inspirée par sa découverte de la mer Baltique à Latvijas (Lettonie). Apparaît d’abord une mer calme, dont on découvre l’agitation des profondeurs au fil du récit musical, sentiment apaisé par l’apparition de la lune au cœur de la nuit. Le deuxième mouvement, tumultueux, dessine les vagues déchaînées sur la mer en pleine tempête. Scriabine, grand admirateur de Frédéric Chopin (1810-1849), choisit ici d’ouvrir sa pièce en évoquant l’atmosphère mystérieuse des Ballades de son aîné.

 

Dès 1839, Franz Liszt crée Après une lecture du Dante, fantasia quasi una sonata, pièce qui est alors composée de deux mouvements brefs portant une même idée musicale. Il retravaille l’œuvre pour la publier en 1856 sous la forme définitive d’une grande paraphrase de La divine comédie de Dante, et du poème Après une lecture de Dante, extrait des Voix intérieures de Victor Hugo. Ce n’est que deux ans plus tard que l’œuvre est incluse dans les Années de pèlerinage, deuxième année : Italie.

 

Les Études-tableaux opus 39 de Sergueï Rachmaninov (1873-1943) présentent l’originalité d’avoir été inspirées au compositeur par des images, évocations imaginaires, récits ou œuvres picturales. Pourtant, aucun indice n’est laissé dans la partition concernant ces sources. En 1919, il répond à un journaliste américain qui l’interroge sur les thèmes de ces Études-Tableaux « Ceci m’est personnel et ne concerne pas le public. Je ne crois pas qu’il faille qu’un artiste révèle trop ses images. Laissez le public imaginer ce que cela lui suggère ». Mais lorsqu’en 1930 Ottorino Respighi (1879-1936) décide d’orchestrer certaines de ses pièces, Rachmaninov lui dévoile quelques clefs de lecture en expliquant que « la quatrième étude en ré majeur (n°9) lui ressemble et se rapproche du style d’une marche orientale. […] La cinquième étude en do mineur (n°7) est une marche funèbre. Le thème initial est une marche. L’autre thème représente le chant d’un chœur. Au début, on suggère une fine pluie incessante et sans espoir […]. Puis, culminant en do mineur, les carillons d’une église. Le finale reprend le premier thème : une marche ».
Adrien Louis

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