Quai n°5

2018-07-26 00:00:00

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Date
Jeudi 26 juillet 2018
Horaire
18:00 à 19:00*
Durée
1:00
Lieu
Montpellier [34] - Le Corum / Salle Pasteur
*Attention nous vous informons que les durées sont à titre indicatif et sont susceptibles de varier en fonction du ou des artistes, ainsi que du nombre de rappels.

Tarif Unique 10€

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Programme

"Métamorphoses"
 

Fuite en fi

Après un raid

Pink trout

(d’après le Quintette en la Majeur D 667 « La Truite » de Schubert)

Wotan en emporte le vent
(d’après le Prélude de Tannhäuser, Hojotoho de La Walkyrie de Richard Wagner et le Finale de la Symphonie n°6 « Tragique » de Gustav Mahler)

Le Destin de Joseph
(d’après l’ouverture de La Force du destin et le Lacrymosa du Requiem de Giuseppe Verdi)

Signes tribal
(d’après Le Lac des cygnes de Piotr Ilyich Tchakovski)

Le petit Mozart
(d’après l’Adagio du Concerto pour clarinette K 622 et le Requim de Mozart)

Le bol des frelons
(d’après le Vol du bourdon des Contes du Tsar Saltan de Nicolas Rimski-Korsakov)

Irish Spring

Ce que cache mon torment

(d’après les Variations sur « Ah vous dirai-je maman », KV 265 de Wolfgang Amadeus Mozart)

Je ne reconnais plus personne quand je joue du Mendelssohn
(d’après la Marche nuptiale du Song d’une nuit d’été de Felix Mendelssohn et La Marche des fiancés de Lohengrin de Richard Wagner)

Mort à Rio
(d’après l’adagietto de la Symphonie n°5 de Gustav Mahler)


Furtiva lacryma (l’amour furtif)

Le Cannibale des animaux

(d’après L’Aquarium, Le Cygne et L’Eléphant du Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns)


Strange cancan

Milonga non troppo

Le prince y dort ?

Balalaïcarmen


 

Compositions et arrangement
Stéphane Logerot
 

Quai n°5
Sébastien Surel violon
Rémi Poulakis accordéon
Christine Lajarrige piano
François Desforges percussion
Stéphane Logerot contrebasse et direction musicale

Télécharger le programme

Un entretien avec Stéphane Logerot
 

Votre groupe associe des musiciens issus de la tradition classique à des orchestrations connotés du côté des musiques du monde. Comment s’est-il constitué ?

Quai n° 5 date d’une quinzaine d’années. Il réunit des musiciens classiques qui s’emparent d’autres cultures. Il faut dire que mon parcours est atypique : à l’inverse de la plupart des interprètes classiques, j’ai commencé par le hard rock, avant de faire mes études au conservatoire et maintenant d’intégrer l’Orchestre national de France. Je me suis toujours dit que, s’ils avaient vécu aujourd’hui, les « grands » compositeurs se seraient amusés avec les synthétiseurs ou les guitares électriques. Et qu’ils étaient beaucoup plus ouverts sur d’autres cultures que ce que nous le pensons souvent. Quand il se rend aux Etats-Unis, Dvorak intègre leurs traditions. Brahms écoutait les orchestres tziganes, etc.

Mon projet est parti de là : prendre des thèmes classiques et les mâtiner d’autres identités.

Mais il fallait des interprètes de haut niveau, aussi respectueux d’une culture que de l’autre. Nous venons tous du « classique », nous l’aimons, nous le servons au mieux. Tous les morceaux sont écrits et exigent un travail soutenu de la part des interprètes. En revanche, ce que nous voulons, c’est faire redécouvrir les thèmes sous un autre angle. J’adore voir qu’un public connaisseur de l’Adagietto de la Symphonie n° 5 de Gustav Mahler ne l’a pas reconnu au gré de changements rythmiques, de décalages harmoniques.

C’est l’autre aspect de Quai n° 5 : nous adresser à tous les publics, de tous les âges, de toutes les cultures. Celles et ceux qui reconnaissent les allusions, les références s’en amusent. Celles et ceux qui les découvrent se laissent emporter.


Le programme que vous présentez associe de nombreuses cultures. Pourriez-vous nous en dire quelques mots ?

La première entrée serait l’idée du voyage. Nous passons du Brésil à l’Argentine, et sillonnons de nombreux folklores. Les auteurs classiques sont évidemment de la partie, mais détournés, masqués par l’arrangement. Ainsi, la Marche nuptiale de Mendelssohn sera présente, mais à la façon d’un trio de jazz. Nous avons aussi souhaité montrer, en creux, combien les musiques « classiques » servaient d’inspiration à de nombreuses traditions qui, de prime abord, leur semblent étrangères !


Vous jouez avec les classiques. En quoi l’humour vous semble-t-il essentiel au concert ?

Très simplement : faire les choses sérieusement n’oblige pas à se prendre au sérieux. Je ne crois pas à l’idée d’un processus de création passant obligatoirement par une phrase « douloureuse ». La musique classique peut souffrir d’une image compassée, austère, coupée du quotidien. Et pourtant, qui se souvient Brahms composait dans les brasseries ? Ou, inversement, que les enfants du rock ont aujourd’hui 80 ans ? L’humour est une porte d’entrée vers une découverte joyeuse de nos répertoires.

Artistes présents

Nom Mise à jour