Jean-Paul Gasparian, piano

Vendredi 27 juillet 2018

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Date
Vendredi 27 juillet 2018
Horaire
12:30 à 13:30*
Durée
1:00
Lieu
Montpellier [34] - Le Corum / Salle Pasteur
*Attention nous vous informons que les durées sont à titre indicatif et sont susceptibles de varier en fonction du ou des artistes, ainsi que du nombre de rappels.

Gratuit

Réserver

80 places par concert sont proposées au public au prix de 10€.
Ces billets solidarité permettent l'accès privilégié à la salle avec le choix de sa place 15 minutes avant l'ouverture au public.
Ces billets sont en vente sur le site internet ou à la billetterie du Festival et l'intégralité de la recette est reversée au Secours Populaire Français.

Programme


JOHANNES BRAHMS 1833-1897
Fantaisies op. 116 (approx. 23’)
Capriccio en ré mineur
Intermezzo en la mineur
Capriccio en sol mineur
Intermezzo en mi Majeur
Intermezzo en mi mineur
Intermezzo en mi Majeur
Capriccio en ré mineur


MAURICE RAVEL 1875-1937
Valses nobles et sentimentales (approx. 15’))
Modéré
Assez lent
Modéré
Assez animé
Presque lent
Assez vif
Moins vif
Lent


FRÉDÉRIC CHOPIN 1810-1849
Fantaisie en la bémol Majeur op. 61 « Polonaise-fantaisie »
Ballade n°2 en fa Majeur op. 38
Ballade n°4 en fa mineur op.52

 

Jean-Paul Gasparian piano

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Un art de l’instant poétique

Les sept Fantaisies op.116 de Brahms ont été achevées à l’été 1892 et constituent le testament pianistique du compositeur. Véritables « feuillets de journal intime » (C. Rostand) qui témoignent d’un retour à une forme d’intériorité caractéristique du dernier Brahms, ces pages n’en offrent pas moins un art consommé du contraste. Au lyrisme apaisé de l’Intermezzo en la mineur succède et ainsi le dramatisme tumultueux de l’ultime Capriccio, et un souffle épique particulièrement prégnant dans le Capriccio en sol mineur.

Les Ballades de Chopin, inspirées de textes du poète polonais exilé Adam Mickiewicz (1798 1855), sont pour lui l’occasion d’exhaler sa sensibilité pour le devenir du peuple polonais. Achevée en 1839 alors que Chopin séjourne à Majorque avec George Sand, la Ballade no2 oppose deux éléments. Le premier, calme et empreint « d’une gravité archaïsante » figure selon T. A. Zieliński « le ton monotone d’un vieux conteur ». Le second, presto con fuoco est au contraire une tempête de doubles croches d’une violence extrême. La Ballade no4, datée de 1842, use du même effet : deux thèmes s’opposent, le premier est « délicat et mélancolique », tandis que le second, d’allure plus apaisée, est caractérisé par son aspect plus vertical. Les deux œuvres s’achèvent par une coda de bravoure à la virtuosité proprement héroïque.

L’attachement de Chopin à son pays natal passe également par l’exploitation de danses traditionnelles, au premier rang desquelles la polonaise, qu’il utilisera à de nombreuses reprises. Le traitement qu’il fait subir à cette danse dans l’opus 61 (1846) est tout à fait particulier, comme en témoigne sa difficulté première à nommer ce « quelque chose dont je n’ai pas encore trouvé le titre » (lettre du 12 décembre 1845) qui deviendra la « Polonaise Fantaisie ». La danse populaire stylisée se mue en un véritable poème dramatique : « ce n’est plus une polonaise qui revêt les traits d’une fantaisie, mais bien au contraire une fantaisie ou une ballade qui se sert de certains motifs de polonaise ».

Un même attachement à un genre chorégraphique se retrouve chez Ravel, qui revendique l’héritage romantique schubertien en 1911 dans ses Valses nobles et sentimentales. Ici encore, le chapelet des huit valses est prétexte à des juxtapositions de caractères et d’atmosphères contrastées, rehaussées de savoureuses dissonances harmoniques et de subtils décalages rythmiques. Dans l’ultime section reparaissent des fragments mélodiques des valses précédentes, à la manière de silhouettes lointaines et fantomatiques déjà nostalgiques du « plaisir délicieux et toujours renouvelé de [cette] occupation inutile ».


Nathan Magrecki

 


Artistes présents

Nom Mise à jour