Sur les chemins de Saint-Jacques

2018-07-25 00:00:00

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Date
Mercredi 25 juillet 2018
Horaire
18:30 à 19:30*
Durée
1:30
Lieu
Villeneuve d'Aveyron [12] - Eglise du Saint-Sépulcre
*Attention nous vous informons que les durées sont à titre indicatif et sont susceptibles de varier en fonction du ou des artistes, ainsi que du nombre de rappels.

Tarif Unique 10€

Informations - Réservations
05 65 81 79 61

Programme



Monodies et polyphonies médiévales: Llibre Vermell de Montserrat, manuscrits de Las Huelgas, St Martial de Limoges d’Apt, de Saint Martial de Limoges, d’Utrecht, de München...

 

Mora Vocis,  voix solistes au féminin
Caroline Marçot
Émilie Nicot
Isabelle Deproit
Penelope Turner
Els Janssens-Vanmunster

 

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Les artistes de Mora Vocis - voix solistes au féminin chantent la création, la naissance et l’innovation de la polyphonie et de l’écriture musicale dans des édifices qui concentrent les savoir-faire les plus neufs et les plus ancestraux. Dans les « Dialogues sacrés – Dialogues profanes », elles mettent la lumière sur les différentes adresses : incantation de l’humain vers le divin, conversation entre le divin et l’humain, interpellation de mortel à mortel...

Les inspirations musicales sont multiples et les sources ne manquent pas : les chants de pèlerinage du Llibre Vermell de Montserrat, le Graduel d’Albi, le manuscrit de Las Huelgas...

Grâce à la déambulation des interprètes et la mise en espace de ses sons, les chants créent un voyage sensoriel et invitent le public à la découverte de l’architecture du lieu. Les textes sacrés se mêlent aux poèmes profanes, effaçant la frontière entre les deux et suscitant un véritable dialogue entre l’intime et l’universel.

Monodies et polyphonies médiévales (Llibre Vermell de Montserrat, manuscrits de Las Huelgas, St Martial de Limoges d’Apt, de Saint Martial de Limoges, d’Utrecht, de München...) avec les chanteuses Els Janssens-Vanmunster, Caroline Marçot, Isabelle Deproit, Penelope Turner et Émilie Nicot


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Depuis près d’un millénaire les rythmes et les chants accompagnent les pèlerins sur la route de Compostelle. À l’occasion de la Journée du 20e anniversaire de l’inscription des « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France » sur la Liste du patrimoine mondial, cinq concerts étapes sont proposé en cinq lieux emblématiques du Chemin français, à St-Gilles, Montpellier, Sainte-Foy de Conques, Arles-sur-Tech, Cahors et Villeneuve d'Aveyron.

 

La route de Compostelle, un chemin de musique et de piété

Il y a 800 ans, les pèlerins de Compostelle inventaient le tourisme en même temps que la randonnée. De France comme d’Angleterre, d’Espagne ou d’Italie, convergeant vers les reliques de Saint Jacques, ils faisaient la fortune du lieu, mais contribuaient aussi, tout le long des chemins, à la richesse des sites qu’ils traversaient, dont la splendeur témoigne à présent : Vézelay, Conques, le Puy, Montpellier ou Saint-Gilles…

C’est vers l’an 815 qu’un ermite de Galice a une vision. Mené par une pluie d’étoiles, il découvre ou invente, sur le lieu d’un cimetière romain, le tombeau de l’apôtre Jacques, frère de Jean, pourtant décapité en Palestine huit siècles plus tôt. La translation miraculeuse de son corps l’aurait mené, par Gibraltar, jusqu’au nord de l’Espagne. Compostelle – campus stellarum : champ d’étoiles, selon l’étymologie populaire – était née. C’est là qu’un roi des Asturies, Alphonse II le Chaste, saisissant l’occasion, fait édifier vers 830 une première église dédiée à Jacques – Sant’Iago en espagnol – abritant ses supposées reliques, et faisant de ce site un haut lieu de spiritualité médiévale, qui culminera au XIIIe siècle, avec la construction de l’actuelle cathédrale.

Un manuscrit fameux de ce temps en témoigne : le Liber Sancti Jacobi (Livre de Saint Jacques) dit aussi Codex Calixtinus. Il comporte aussi bien des récits de miracles attribués à l’apôtre, dans le style des hagiographies (vies de saints) contemporaines, que le récit de la translation, mais aussi un ensemble de pièces musicales, à une ou plusieurs voix. Si le mot codex désigne un livre à pages cousues, Calixtinus fait allusion au pape bourguignon Calixte, sous l’autorité duquel se placent les rédacteurs de ce chef d’œuvre. Le recueil, richement enluminé, est probablement rédigé en France vers 1150, à l’heure des premiers essais de polyphonie (superposition de plusieurs voix) de Saint Martial de Limoges. En outre, son intérêt exceptionnel tient à la vingtaine de polyphonies qu’il présente, dont un Congaudeant Catholici (« Qu’ensemble catholiques se réjouissent »), premier exemple connu de polyphonie à 3 voix.

Enfin le livre V, attribué à un moine poitevin, Aimeric Picaud, contient ce que l’on peut considérer comme le premier guide de voyage. Il décrit les routes qui, depuis Paris, Vézelay, le Puy ou Arles, mènent au camino francés, au sud des Pyrénées. Il décourage parfois le pèlerin, le mettant en garde contre la cupidité des indigènes ou la voracité des taons, tout en l’engageant à visiter les reliques qui ponctuent chaque pieuse étape de son Chemin.

    
Jean-Philippe Guye

 

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