Sur les chemins de Saint-Jacques

2018-07-25 00:00:00

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Date
Mercredi 25 juillet 2018
Horaire
21:00 à 22:00*
Durée
1:00
Lieu
Arles-sur-Tech [66] - Abbaye, salle de la Crypte
*Attention nous vous informons que les durées sont à titre indicatif et sont susceptibles de varier en fonction du ou des artistes, ainsi que du nombre de rappels.

Gratuit

Informations - Réservations
info@tourisme-haut-vallespir.com
04 68 39 11 99

Programme

The Hume Project
Amour, Guerre et Tabac


TOBIAS HUME 1569-1645
Captain Humes Musicall Humors, 1605

Prologue :
The Soldiers song
The Spirit of Gambo

Chapter I : Rosamond :
Faine would I change that note
Touch me sweetely
Rosamund

Chapter II : In to the see
Adeu sweete love
Tobacco
 I am falling

Chapter III : In the Battlefield
A Soldiers resolution
 Harke harke
What greater grief
Ha couragie
A freemans song

Chapter IV : New Year in London
Cease leader slumber
Can she excuse my wrongs (John Dowland)
Captain Humes Pavins

Epilogue
Alaas poor men


Comet Musicke
Marie Favier  mezzo-soprano
Francisco Mañalich  ténor, viole de gambe
Aude-Marie Piloz  viole de gambe

Né de la rencontre entre Francisco Mañalich (chant et viole), Marie Favier (chant) et Aude-Marie Piloz (viole), l'ensemble Comet musicke a pour ambition de poursuivre le rêve de Tobias Hume en abordant un vaste répertoire – de la polyphonie de la Renaissance aux airs baroques, de la Flandre jusqu'en Italie ou en Espagne – avec la même formation vocale et instrumentale, dans laquelle les violes ont un rôle de réalisation harmonique, habituellement dévolu au clavecin ou au luth, mais aussi un rôle mélodique à l'égal des chanteurs.
Comet musicke souhaite reproduire le plus fidèlement possible la pratique de ces musiques en se basant sur l'iconographie et l’étude des différents traités. Cela les conduit à utiliser, pour les chanteurs, une prononciation restituée et au plus proche de la déclamation, et, pour les violistes, un jeu en position debout pour accompagner les voix.

 

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La route de Compostelle, un chemin de musique et de piété

Il y a 800 ans, les pèlerins de Compostelle inventaient le tourisme en même temps que la randonnée. De France comme d’Angleterre, d’Espagne ou d’Italie, convergeant vers les reliques de Saint Jacques, ils faisaient la fortune du lieu, mais contribuaient aussi, tout le long des chemins, à la richesse des sites qu’ils traversaient, dont la splendeur témoigne à présent : Vézelay, Conques, le Puy, Montpellier ou Saint-Gilles…

C’est vers l’an 815 qu’un ermite de Galice a une vision. Mené par une pluie d’étoiles, il découvre ou invente, sur le lieu d’un cimetière romain, le tombeau de l’apôtre Jacques, frère de Jean, pourtant décapité en Palestine huit siècles plus tôt. La translation miraculeuse de son corps l’aurait mené, par Gibraltar, jusqu’au nord de l’Espagne. Compostelle – campus stellarum : champ d’étoiles, selon l’étymologie populaire – était née. C’est là qu’un roi des Asturies, Alphonse II le Chaste, saisissant l’occasion, fait édifier vers 830 une première église dédiée à Jacques – Sant’Iago en espagnol – abritant ses supposées reliques, et faisant de ce site un haut lieu de spiritualité médiévale, qui culminera au XIIIe siècle, avec la construction de l’actuelle cathédrale.

Un manuscrit fameux de ce temps en témoigne : le Liber Sancti Jacobi (Livre de Saint Jacques) dit aussi Codex Calixtinus. Il comporte aussi bien des récits de miracles attribués à l’apôtre, dans le style des hagiographies (vies de saints) contemporaines, que le récit de la translation, mais aussi un ensemble de pièces musicales, à une ou plusieurs voix. Si le mot codex désigne un livre à pages cousues, Calixtinus fait allusion au pape bourguignon Calixte, sous l’autorité duquel se placent les rédacteurs de ce chef d’œuvre. Le recueil, richement enluminé, est probablement rédigé en France vers 1150, à l’heure des premiers essais de polyphonie (superposition de plusieurs voix) de Saint Martial de Limoges. En outre, son intérêt exceptionnel tient à la vingtaine de polyphonies qu’il présente, dont un Congaudeant Catholici (« Qu’ensemble catholiques se réjouissent »), premier exemple connu de polyphonie à 3 voix.

Enfin le livre V, attribué à un moine poitevin, Aimeric Picaud, contient ce que l’on peut considérer comme le premier guide de voyage. Il décrit les routes qui, depuis Paris, Vézelay, le Puy ou Arles, mènent au camino francés, au sud des Pyrénées. Il décourage parfois le pèlerin, le mettant en garde contre la cupidité des indigènes ou la voracité des taons, tout en l’engageant à visiter les reliques qui ponctuent chaque pieuse étape de son Chemin.

    
Jean-Philippe Guye



 www.cheminscompostelle-patrimoinemondial.fr

 

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