H. Boulègue, flute - F. Dumont, piano

Jeudi 26 juillet 2018

Logo partenaires
Date
Jeudi 26 juillet 2018
Horaire
20:00 à 21:00*
Durée
1:00
Lieu
Jacou [34] - Salle La Passerelle
*Attention nous vous informons que les durées sont à titre indicatif et sont susceptibles de varier en fonction du ou des artistes, ainsi que du nombre de rappels.

Gratuit

informations/Réservations
0467558855

Retrait des billets uniquements en Mairie
Pas de retrait de places le soir du concert

Programme

CARL PHILIPP EMANUEL BACH  1714-1788
Sonate en sol Majeur pour flûte et piano Wq 86 
Andante
Allegretto
Allegro

ANDRE CAPLET  1878-1925
Rêverie et petite valse pour flûte et piano

CARL REINECKE  1824-1910
Sonate « Undine » pour flûte et piano en mi mineur op.167 
Allegro
Intermezzo
Andante molto tranquillo
Finale : Allegro molto agitato ed appassionato, quasi presto

FRANCIS POULENC  1899-1963
Sonate pour flûte et piano FP 164 
Allegro malinconico
Cantilène
Presto giocoso

ANDRE JOLIVET  1905-1974
Le Chant de Linos



Hélène Boulègue  flûte
1er Prix du 9ème Concours International de Flûte de Kobe, 2017
François Dumont  piano

Télécharger le programme

Deux ou trois choses que l’on sait de la flûte traversière


Apparue en Occident au XIIème siècle et intégrée dans l’orchestre par Lully au XVIIème siècle, la flûte traversière devient dès l’époque baroque un instrument privilégié chez les compositeurs qui lui consacrent sonates et concertos. Depuis C.P.E. Bach, les possibilités de l’instrument n’ont cessé de se développer incitant à une virtuosité grandissante.


Lorsque Frédéric II devient roi de Prusse en 1740, il met à l’honneur la flûte traversière qu’il pratique en amateur. Carl Philipp Emanuel Bach est nommé directeur de la musique à Hambourg en 1768, alors qu’il s’est tout particulièrement fait connaître dans le domaine de la musique de chambre. L’instrumentation en trio de la Sonate en sol Majeur pour flûte et continuo (1735) évoque les plus belles heures de la sonate baroque. Les grandes phrases de l’Andante puis les arpèges de doubles croches entrecoupées de trilles traversant toute la tessiture sont un précieux témoignage de la virtuosité dont l’instrument est d’ores et déjà capable.

Avec l’évolution de la facture (notamment au XIXème siècle grâce au flûtiste Theobald Boehm qui améliore considérablement la perce et le mécanisme), la flûte traversière gagne en puissance et en agilité. Elle intéresse des compositeurs tels qu’André Caplet qui, dans sa Rêverie et petite valse pour flûte et piano écrite en 1897, explore particulièrement la nouvelle puissance sonore de l’instrument, ou bien Carl Reinecke. Ce dernier consacre à la flûte une place importante en lui dédiant sa Sonate Undine. Inspirée par un roman de Friedrich de La Motte-fOUQU2, l’œuvre relate l’histoire de la nymphe de la mer Undine, désireuse d’épouser un humain pour acquérir une âme. Le déroulement des croches cristallines du piano dans le premier mouvement et les phrases legato de la flûte évoquent l’univers aquatique. L’intensité du registre aigu reflète le triste destin d’Undine dans le mouvement final.

En 1956, Poulenc achève sa Sonate pour flûte et piano, qui est créée par Jean-Pierre Rampal, le grand flûtiste français du vingtième siècle. Le piano y tient une place particulièrement importante, grâce à son dialogue avec la flûte, qui lui répond par des thèmes changeants parsemés de suraigus, de trilles et de piqués. Dans sa pièce  Le Chant de Linos, Jolivet mêle son amour pour la Grèce antique et son goût pour la virtuosité. La douceur du timbre évoque l’antique flûte de Pan tandis que l’instrument ne cesse de jongler entre traits suraigus et appoggiatures sautillantes

Lisa Nannucci

Artistes présents

Nom Mise à jour