A. Charvet, chant - F. Caroubi, piano

2018-07-23 00:00:00

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Date
Lundi 23 juillet 2018
Horaire
19:00 à 20:00*
Durée
1:00
Lieu
Jacou [34] - Salle La Passerelle
*Attention nous vous informons que les durées sont à titre indicatif et sont susceptibles de varier en fonction du ou des artistes, ainsi que du nombre de rappels.

Gratuit

informations/Réservations
0467558855

Retrait des billets uniquements en Mairie
Pas de retrait de places le soir du concert

Programme

CLAUDE DEBUSSY  1862-1918 
Chansons de Bilitis 
La Flûte de Pan 
La Chevelure 
Le Tombeau des naïades 

Poèmes Pierre Louÿs 

 

MAURICE RAVEL  1875-1937 
Cinq mélodies populaires grecques 
 Chanson de la mariée 
 Là-bas, vers l’église 
 Quel galant m’est comparable 
 Chanson des cueilleuses de lentisques 
 Tout gai ! 

Texte original grec traditionnel  - Traduction  M.D Calvocoressi 

 

MAURICE DELAGE  1873-1961 
Quatre poèmes hindous 
Une belle à la taille svelte (Madras) 
Texte Bhartrihari
Un Sapin isolé (Lahore) 
Poème Heinrich Heine
Naissance de Bouddha (Bénarès) 
Si vous pensez (Jeypur) 

Texte Bhartrihari 

 

HENRI DUPARC  1848-1933 
La Vie antérieure 
L’Invitation au voyage 
Poèmes Charles Baudelaire 

 

LOUIS AUBERT  1877-1968 
Six Poèmes arabes 
 L'adieu 
 Le destin Le mirage 
 Le sommeil des colombes 
Le vaincu 
Le visage penché 

Poèmes Franz Toussaint 

 

Adèle Charvet  mezzo-soprano 
Prix de la Mélodie au 3ème  Concours international de Chant-Piano Nadia et Lili Boulanger 2015 
Florian Caroubi  piano
 

 

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Voyage en Orient rêvé

L’Orient, inépuisable source d’inspiration pour les artistes occidentaux : la fin du XIXème siècle, qui marque le début des grands voyages extra-européens, permet aux compositeurs d’en savoir davantage sur ces pays rêvés. 

Élève de César Franck, admiré de ses contemporains, Duparc témoigne à travers ses mélodies « imparfaites mais géniales » (Ravel) de cette envie de voyages lointains. L’Invitation  au voyage est composée entre 1870 et 1871 et dédiée, comme le souhaite Baudelaire dans ses Fleurs du mal, à la femme aimée, Ellie Mac Swiney. La mélodie appose un philtre onirique à l’univers baudelairien. Spleen et idéal alternent au gré des nombreuses modulations qui viennent figurer soleils mouillés et ciels brouillés. La perpétuelle oscillation rythmique et mélodique et les longues phrases vocales des couplets contrastent avec les amples accords plaqués et l’aspect quasi déclamatoire de la voix sur le célèbre « luxe calme et volupté ».

Entre 1897 et 1898, Debussy célèbre l’amour antique, sensuel et fantasmé de Bilitis, une poétesse fictive, contemporaine de Sapho, à qui Pierre Louÿs donne vie dans son recueil Chansons de Bilitis. Le récit langoureux de la poétesse de déroule au rythme de la parole, portée par les sons diaphanes du piano imitant la « syrinx faite de roseaux bien taillés ».

La Grèce que dépeint Ravel dans ses Cinq mélodies populaires grecques (1904-1906) est plus vive, parsemée de mélodies populaires à peine transformées. Les lents ou puissants mélismes de la voix s’élèvent parfois a cappella, relayés par un piano qui dialogue avec la voix plus qu’il ne l’accompagne. Tour à tour, les deux instruments évoquent des thèmes simples tels que les noces, la rêverie amoureuse ou la récolte des pistaches.

Delage est l’un des rares élève de Ravel. Tout aussi exigeant que son maître, il publie peu et commence la composition tardivement, en se consacrant presqu’exclusivement au genre de la mélodie. Inspiré par son voyage en Inde, il en décrit les facettes dans ses Quatre poèmes hindous (1912-1913) les grandes villes. Madras et Bénarès prennent vie à travers des modes hindous et les vocalises monodiques que se partagent le piano et la voix.

Les mélodies symbolistes d’Aubert évoquent un Moyen-Orient lointain. Écrites en 1907 à partir du Jardin de caresses de Franz Toussaint, elles font référence à un Orient vu à travers le prisme français, tant dans l’origine des textes que dans l’influence palpable de Debussy sur le compositeur. Teintées de références à la musique arabe, elles offrent un horizon totalement fantasmé, tendu d’or-sable et de mirages scintillants ; l’Orient paradisiaque d’un Aubert qui, faute de voyage, s’inventa son propre exotisme.

Lisa Nannucci

Artistes présents

Nom Mise à jour