Davide Giovanni Tomasi,  guitare

2018-07-21 00:00:00

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Date
Samedi 21 juillet 2018
Horaire
12:30 à 13:30*
Durée
1:00
Lieu
Montpellier [34] - Le Corum / Salle Pasteur
*Attention nous vous informons que les durées sont à titre indicatif et sont susceptibles de varier en fonction du ou des artistes, ainsi que du nombre de rappels.

Gratuit

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80 places par concert sont proposées au public au prix de 10€.
Ces billets solidarité permettent l'accès privilégié à la salle avec le choix de sa place 15 minutes avant l'ouverture au public.
Ces billets sont en vente sur le site internet ou à la billetterie du Festival et l'intégralité de la recette est reversée au Secours Populaire Français.

Programme

NUCCIO D’ANGELO  né en 1955
Due Canzoni Lidie (1984) 
Espressivo
Agitato

 

GIULIO REGONDI  1822 - 1872
Etude n°2, extrait des Dix Études 
Introduction et caprice op. 23 

 

HEITOR VILLA-LOBOS 1887 - 1959
Cinq Préludes 
n°1 en mi mineur
n°2 en mi Majeur 
n°3 en la mineur
n°4 en mi  mineur 
n°5 en ré Majeur 

 

BENJAMIN BRITTEN  1913 - 1976
Nocturnal After John Dowland op. 70
Musingly
Very Agitated
Restless
Uneasy
March-Like
Dreaming
Gently Rocking
Passacaglia - Slow And Quiet

 

Davide Giovanni Tomasi  guitare
1er Prix du Concours International de guitare José Tomás 2016
1er Prix du Concours International de guitare de Tokyo, 2016
1er Prix du Concours de Gargnano, Italie, 2016

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Les six cordes

La guitare classique a longtemps souffert d’être cantonnée à un simple rôle d’instrument populaire pourvoyeur de « couleur locale ». L’émergence d’un répertoire savant aux xixe et xxe siècles est une tentative de la faire accéder au statut d’instrument « noble » et légitime, à l’instar du piano ou du violon. 

C’est avant tout grâce à la production des virtuoses-compositeurs du xixe siècle que le répertoire guitaristique se développe. Des musiciens tels que Sor, Giuliani ou Mertz tentent de transposer les grands genres solistes du romantisme pour leur instrument, comme en témoignent leurs fantaisies, caprices, duos concertants et autres études. Regondi, enfant prodige et ami de Sor s’inscrit dans cette lignée avec ses Dix Études et son Introduction et caprice op. 23, tous deux datés de 1864. Sur un motif au rythme pointé, l’Étude no2 explore des tonalités extrêmement éloignées du ton principal de mi mineur. L’Introduction et caprice présente deux parties contrastées, prétextes à une démonstration de virtuosité éclatante. 

Si une telle virtuosité n’est pas totalement absente des Cinq préludes de Villa-Lobos, c’est bien cependant la volonté de doter la guitare d’un cycle comparable à celui de Chopin qui motive leur composition. Achevés en 1940 à Rio et créés la même année par le guitariste uruguayen Abel Carlevaro, ils sont imprégnés de la culture brésilienne de Villa-Lobos mais aussi de sa profonde admiration pour les grands compositeurs classiques. Le troisième prélude est ainsi sous-titré « hommage à Bach », quand le quatrième se veut un « hommage à l’Indien brésilien ». De même, à la « mélodie lyrique » du premier, qui n’est pas sans évoquer le violoncelle dont Villa-Lobos jouait également répond la « mélodia capadocìa » du troisième, qui fait référence à un personnage du carnaval de Rio. Peut-être est-ce à cet événement incontournable de la vie brésilienne que pense Villa-Lobos en faisant de l’ultime prélude « hommage à la vie sociale » …

Avec ses Due Canzoni Lidie (1984), ce n’est pas vers la virtuosité romantique que le compositeur et guitariste N. d’Angelo se tourne, mais vers un passé bien plus ancien. En effet, l’œuvre se veut un « voyage dans l’antique monde de la modalité » et notamment du mode lydien grégorien dont elle tire son nom. La guitare prête ici ses « timbres innombrables » et devient une « formidable palette de couleur », au service du « charme et de la fascination » de ces « mondes primitifs oubliés ».

Œuvre commandée en 1963 par le guitariste britannique Julian Bream, le Nocturnal after John Dowland de Britten fait, elle, référence à la musique élisabéthaine du XVe siècle. L’œuvre se base en effet sur la chanson Come heavy sleep (1597) de Dowland, ode à un sommeil qui apaise les tourments de l’âme, et chacun des huit premiers mouvements en exploite des fragments. L’ultime mouvement est dévoué à l’énoncé du lachrymæ original, et la pièce peut se lire comme un gigantesque cycle de variations « inversé » ne dévoilant son « thème » qu’après l’avoir intensément exploité.

 

Nathan Magrecki

 

 Diffusé sur France Musique

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