V. Julien-Laferrière, violoncelle - J. Vitaud, piano

2018-07-16 00:00:00

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Date
Lundi 16 juillet 2018
Horaire
12:30 à 13:30*
Durée
1:00
Lieu
Montpellier [34] - Le Corum / Salle Pasteur
*Attention nous vous informons que les durées sont à titre indicatif et sont susceptibles de varier en fonction du ou des artistes, ainsi que du nombre de rappels.

Gratuit

Réserver

80 places par concert sont proposées au public au prix de 10€.
Ces billets solidarité permettent l'accès privilégié à la salle avec le choix de sa place 15 minutes avant l'ouverture au public.
Ces billets sont en vente sur le site internet ou à la billetterie du Festival et l'intégralité de la recette est reversée au Secours Populaire Français.

Programme


DIMITRI CHOSTAKOVITCH  1906-1975
Sonate pour violoncelle et piano en ré mineur op. 40
Allegro non troppo
Allegro
Largo
Allegro

 

GUILLAUME CONNESSON  né en 1970
Les Chants de l’Agartha, sonate pour violoncelle et piano 
Sous le désert de Mongolie
La bibliothèque des Savoirs Perdus
Danse devant le Roi du Monde

 

JOHANNES BRAHMS  1833-1897
Sonate pour violoncelle et piano n°1 en mi mineur op. 38 
Allegro non troppo
Allegro quasi menuetto
Allegro 

 

Victor Julien-Laferrière  violoncelle
1er Prix du Concours Reine Elisabeth, Bruxelles 2017
Prix spéciaux du Concours International du Printemps de Prague, 2012

Jonas Vitaud piano

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Le violoncelle en majesté

Auréolé de son Premier prix au Concours Reine Elisabeth en 2017, Victoire de la Musique classique 2018, Victor Julien-Laferrière offre trois chefs chefs-d’œuvre voués à son instrument. Trois époques, trois styles contrastés : Brahms, Chostakovitch et Connesson.


La Sonate pour violoncelle et piano n° 1 est  composée en 1862 alors que Brahms se rend à Vienne ; celui que Schumann surnomme « le nouveau messie de l’art » acquiert alors une large renommée de compositeur et de pianiste et se tourne davantage vers la musique de chambre. Dédié à son ami le violoncelliste Josef Gänbacher (grâce à qui Brahms allait être nommé à la tête de la Singakademie de Vienne un an plus tard) l’œuvre est à la fois un gage de reconnaissance et un hommage au talent du musicien. Conséquence probable de l’admiration du compositeur pour Beethoven et Haydn, les trois thèmes aux caractères opposés du premier mouvement, l’alternance sautillante du minuetto et du trio du deuxième mouvement évoquent les sonates du XVIIIème siècle.

Chostakovitch oscille toute sa vie entre reconnaissance officielle et violents rappels à l’ordre politiques. Ce déchirement éclaire sans doute l’ironie perceptible dans de nombreuses pièces dont sa première Sonate pour violoncelle et piano op.40. Écrite à Moscou en 1934, à la demande de son ami violoncelliste et organisateur de concert Viktor Kubatski, elle est l’un des premiers essais chambristes du compositeur. Au sein de l’Allegro ma non troppo initial (résultat, selon Kubatski, de deux nuits d’insomnie) le thème du violoncelle évoque par son lyrisme et sa sérénité les mélodies de Tchaïkovski, emblème par excellence de la tradition slave. L’association du scherzo et du style populaire ainsi que le rondo final progressivement transformé en une  danse endiablée sont caractéristiques de cet alliage de sérieux et de sarcasme.

Composés en 2008 par le compositeur français Guillaume Connesson, les Chants de l’Agartha et ses trois mouvements évoquent la légende de la cité souterraine d’Agartha, royaume de la mythologie hindouiste. « Le chemin taillé dans la roche s’enfonçait dans les entrailles de la terre. Peu à peu l’obscurité fit place à une étrange luminosité. Alors la ville souterraine entière apparut, radieuse et antique : le mystérieux royaume de l’Agartha ».

 

 

 

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