Trio Zadig

Lundi 16 juillet 2018

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Date
Lundi 16 juillet 2018
Horaire
21:30 à 22:30*
Durée
1:00
Lieu
Castelnau-le-Lez [34] - Parc Montplaisir
*Attention nous vous informons que les durées sont à titre indicatif et sont susceptibles de varier en fonction du ou des artistes, ainsi que du nombre de rappels.

Gratuit

Programme

 

ROBERT SCHUMANN  1810-1856
Trio n°1 en ré mineur op. 63
 Mit Energie und Leidenschaft
 Lebhaft, doch nicht zu rasch
 Langsam, mit inniger Empfindung
 Mit Feuer

 


FELIX MENDELSSOHN  1809-1847
Trio n°2 en ut mineur op. 66
Allegro energico e con fuoco
Andante espressivo
Scherzo : Molto allegro – quasi presto
Finale : Allegro appassionnato

 

Trio Zadig
Boris Borgolotto  violon
Marc Girard-Garcia  violoncelle
Ian Barber  piano
1er Prix du Concours de la FNAPEC
2ème Prix du Concours Fischoff, États-Unis

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Le Sublime romantique

Véritable mode romantique, les salons bourgeois sont le lieu idéal du partage artistique durant le XIXe siècle. De l’art de la conversation à la découverte d’œuvres, ce lieu représente une veine artistique à part entière, que symbolisent la sonate, le trio ou encore le quatuor, et où les compositeurs font part de leur plus intime confidence.

C’est seulement vers la fin de sa vie que Schumann aborde la composition d’œuvres de chambre. Sans doute est-ce l’ombre de Beethoven qui plane encore sur cette première génération romantique, soucieuse de continuer sinon dépasser la voie que le maître de Bonn a admirablement tracée. Une autre ombre plane également sur son être, celle de la maladie mentale. En effet, Schumann souffre d’une forme de déséquilibre (schizophrénie ? bipolarité ?) dévastatrice. Créé en 1847, son Trio en ré mineur op. 63 dévoile les régions sombres du compositeur. Le premier mouvement est, dès son commencement, traversé d’angoisses, mettant en scène un dialogue entre des forces tourmentées. Le deuxième mouvement dissipe ces ombres en faveur d’un thème fougueux au rythme pointé. Le contraste est saisissant lorsque survient l’intime expression du troisième mouvement, construit sur un chant d’une extrême lenteur. Enfin le quatrième mouvement arbore une forme de conviction et termine l’œuvre par une accélération frénétique, signe, peut-être d’une victoire sur le désespoir.

Si Schumann vit des heures sombres, Mendelssohn, lui, bénéficie d’une vie relativement plus heureuse. Né dans une famille très cultivée, marquée par l’ombre de son grand père, le philosophe Moïse Mendelssohn, ami de Kant, il montre dès son plus jeune âge des talents précoces pour la musique et c’est dans le sillage de Haydn, Beethoven ou encore Schubert, qu’il se place pour composer ses pièces de musique de chambre. Regrettant le peu d’intérêt porté à ce genre il rédige, en 1838, une lettre exprimant son désarroi : « Un genre très important de musique pour piano que j’aime particulièrement - trio, quatuors et autres morceaux avec accompagnement - semble aujourd’hui oublié… c’est ce qui m’a poussé à écrire récemment la Sonate pour violon et autre pour violoncelle, et je songe maintenant à deux trios ». Créé en 1845 à Leipzig, le Trio n°2 op. 66 prend naissance dans une période faste pour Mendelssohn, qui exerce à la fois ses talents de compositeur et de chef d’orchestre. Talentueux pianiste, il offre une place importante au piano, non sans quelques difficultés dont il fait part à sa sœur Fanny : « Le trio est un peu effrayant à première vue, mais il n’est pas vraiment difficile à jouer : cherchez et vous trouverez ! ».

Lara Bader



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