A. Constans, soprano - T. Garcia, guitare

Vendredi 13 juillet 2018

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Date
Vendredi 13 juillet 2018
Horaire
19:00 à 20:00*
Durée
1:00
Lieu
Beaulieu [34] - Chapelle Notre-Dame-de-la-Pitié
*Attention nous vous informons que les durées sont à titre indicatif et sont susceptibles de varier en fonction du ou des artistes, ainsi que du nombre de rappels.

Gratuit

Programme


Mélodies espagnoles

ALPHONSE X LE SAGE (ALPHONSE X DE CASTILLE)  1221-1284
Rosa das rosas

ALONSO MADURRA  1510-1580
Triste estaba el Rey David

ESTEBAN DAZA  1537-1594
Dame acogida en tu hato

FEDERICO GARCÍA LORCA  1898-1936
Siete canciones españolas antiguas
Anda jaleo
Los cuatro muleros
La morillas de Jaén
Sevillanas del siglo XVIII
Nana de Sevilla
Los pelegrinitos
La Tarara, canción infantil

 

ISAAC ALBÉNIZ  1860-1909
Asturias  

JOAQUÍN RODRIGO  1901-1999
Tres canciones españolas
En Jerez de la Frontera
Adela
De ronda


HEITOR VILLA-LOBOS  1887-1959
Bachianas brasileiras n°5
 

MANUEL DE FALLA  1876-1946
Siete canciones populares españolas  
El paño moruno
Seguidilla murciana
Asturiana
Jota
Nana
Canción
Polo


 

Anaïs Constans  soprano
Révélation Artiste Lyrique, Victoires de la Musique 2015
Prix de la mélodie du Concours International de Toulouse 2015

 

Thibaut Garcia  guitare
1er Prix du Concours International de la GFA, Oklahoma City (États-Unis) 2015
1er Prix du Concours International « Jose Tomas », Petrer (Espagne) 2014
1er Prix du Concours International de Séville (Espagne) 2013

 

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España

Terre au patrimoine musical d’une infinie richesse, l’Espagne et son folklore mâtiné d’influences mauresques ont toujours été une source d’inspiration féconde pour les compositeurs. À l’instar d’un Falla ou d’un García Lorca, nombre d’entre eux ont cherché à renouer avec le canto jondo traditionnel.

Cette vocalité typiquement espagnole trouve l’une de ses sources dans les Cantigas de Santa Maria, recueil de quatre cents chansons dédiées à la Vierge, constitué au XIIIe siècle sous l’impulsion du roi de Castille Alphonse X le Sage. Protecteur des arts et mécène féru de musique, il est sans doute l’auteur d’un certain nombre de ces cantigas, telle que Rosa das rosas, dans laquelle la situation courtoise traditionnelle du troubadour chantant sa dame est comparée à celle du fidèle adorant la Vierge Marie.

Un raffinement comparable se retrouve dans l’œuvre des « vihuélistes » du XVIe siècle. L’essor de la vihuela da mano, lointain ancêtre de la guitare, engendre la formation d’un vaste répertoire constitué de pièces originales mais aussi de transcriptions d’œuvres polyphoniques, ainsi que d’accompagnement de chants nommés romances et villancicos. Témoignages de l’émergence des premières formes de mélodie accompagnée, les œuvres de Mudarra ou de Daza sont un jalon incontournable de l’histoire musicale espagnole, et leur redécouverte au XXe siècle est même considérée par Lorca comme une « œuvre d’artiste et de patriote ».

L’intérêt que portent les musiciens espagnols du XXe siècle à leur passé musical est en effet sans commune mesure. Falla et Lorca, qui se sont lié d’amitié dès 1919, organisent ainsi en 1922 un « Concours de cante jondo » destiné à promouvoir ce chant traditionnel andalou, dont Lorca loue « la merveilleuse vérité artistique ». Leurs cycles d’harmonisations de mélodies traditionnelles espagnoles, composés respectivement en 1914-1915 pour Falla et au cours des années 1920 pour Lorca, de même que le cycle plus tardif de Rodrigo, daté de 1951, témoignent de leur amour inconditionnel pour l’art des cantaores andalous. Pianiste et guitariste de talent, Lorca a un temps songé à embrasser une carrière musicale avant de se consacrer à la littérature. Il saura pourtant se souvenir de sa vocation première et de son goût pour le folklore musical espagnol dans des œuvres comme le Poème du cante jondo (1921) ou encore son célèbre Romancero gitano (« recueil de romances gitan », 1928).

Extraite de la première Suite espagnole pour piano (1886, augmentée en 1901) d’Albéniz, Asturias (Leyendas) fait référence, elle, à la soleà, l’une des formes traditionnelle employée dans le répertoire du flamenco. Son écriture faîte de notes piquées et d’accords percussifs se veut une évocation de la guitare ; les nombreux transcripteurs, aux premiers rangs desquels le célèbre Francisco Tàrrega (1852-1909) ne s’y sont pas trompés, et l’œuvre constitue aujourd’hui l’un des piliers du répertoire guitaristique.


Nathan Magrecki

Nom Mise à jour