Aline Piboule, piano

2018-07-10 00:00:00

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Date
Mardi 10 juillet 2018
Horaire
22:00 à 23:00*
Durée
1:00
Lieu
Prades-le-Lez [34] - Domaine de Restinclières
*Attention nous vous informons que les durées sont à titre indicatif et sont susceptibles de varier en fonction du ou des artistes, ainsi que du nombre de rappels.

Gratuit

Programme

GABRIEL FAURÉ 1845-1924
Barcarolle n°2 en sol Majeur op. 41
Barcarolle n°3 en sol bémol Majeur opus 42
 

GEORGE CHADWICK  1854-1931
Dans le canot, barcarolle
Les Grenouilles  
 

CÉSAR FRANCK  1822-1890
Prélude, choral et fugue en si mineur
 

GABRIEL FAURÉ
Barcarolle n°9 en la mineur op. 101  
Barcarolle n°12 en mi bémol Majeur op. 106bis
 

CLAUDE DEBUSSY  1862-1918 / YANN OLLIVO  né en 1972
La Mer, extraits
Jeux de vagues
Dialogue du vent et de la mer

(Transcription pour piano)


Aline Piboule, piano
Lauréate du Concours International de piano d’Orléans 2014

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Le charme à la française  

Se frayant un chemin au bord de l’eau, l’écriture pianistique de l’École française oscille au gré des flots entre la plume et le pinceau. Vêtu de multiples atours, le piano devient l’objet de paysages ancrés dans le passé autant que d’impressions fugitives d’un instant.
L’œuvre pianistique de Gabriel Fauré ouvre la voie à une sensibilité harmonique nouvelle. Comme Debussy, sa musique évoque plus qu’elle ne décrit, et c’est le flottement des barques qui s’insinue dans ses treize barcarolles. Construites sur un rythme de balancier obsédant, ces pièces de genres, qu’il explore durant toute sa vie, invitent au voyage. Fauré se place dans le sillage de Chopin, empruntant la liberté de sa ligne mélodique ou encore l’audace de ses recherches harmoniques.

 Le voyage se poursuit sur le continent américain et l’École de Boston, dont George Chadwick est l’un des principaux représentants. Créées en 1905, Dans le canot et Les Grenouilles révèlent l’influence de la musique française de la fin du XIXe siècle. Revenant au rythme de la barcarolle, la première évolue au sein de gracieux arpèges. Le paysage s’enrichit d’une touche humoristique avec Les Grenouilles dans laquelle la conversation de ces petits amphibiens des marais se devine par une écriture piquée.

 César Franck échappe aux couleurs impressionnistes en s’appuyant sur le passé, celui de l’époque baroque. Se référant à l’œuvre de J-S Bach, il réalise en 1884 un triptyque, Prélude choral et fugue, à la manière du maître allemand. Exercices d’école, la fugue ou le choral, ces deux genres hérités de la musique baroque allemande, prennent ici une dimension beaucoup plus ouvragée. Amateur des formes cycliques, Franck se plait à réutiliser dans tous les mouvements les motifs déjà entendus. Ainsi le motif chromatique de la Fugue utilise un matériau déjà énoncé dans le Prélude. La virtuosité pianistique de ces trois pièces n’est pas sans rappeler Liszt et son goût pour un piano aux dimensions grandioses. Franck redonne ses lettres de noblesse à d’anciennes formes, enrichies des couleurs d’une ère postromantique tourmentée.

 Compositeur farouchement indépendant, Debussy revendique une pensée musicale novatrice. Affirmant plaisamment « il faut noyer le ton », il s’oppose aux préceptes dictés par le Conservatoire, brouillant les repères harmoniques traditionnels. C’est à partir du souvenir de ses vacances d’enfance passées au bord de la Méditerranée qu’il achève La Mer en 1905. Attiré très tôt par la peinture et la nature, Debussy suggère avec ces « esquisses » des paysages aux couleurs enivrantes. Les deux mouvements : « Jeux de Vagues » et « Dialogue du vent et de la mer » présentent l’eau et ses humeurs changeantes, de la simple houle au déferlement des vagues. Tout en respectant l’œuvre symphonique, la transcription de Yann Ollivo fait naître un piano capable d’incarner l’ensemble des timbres de l’orchestre..

Lara Bader

Artistes présents

Nom Mise à jour