D. Bismuth, piano - G. Laurenceau, violon

2018-07-18 00:00:00

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Date
Mercredi 18 juillet 2018
Horaire
18:00 à 19:00*
Durée
1h00
Lieu
Montpellier [34] - Le Corum / Salle Pasteur
*Attention nous vous informons que les durées sont à titre indicatif et sont susceptibles de varier en fonction du ou des artistes, ainsi que du nombre de rappels.

Tarif Unique 10€

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Programme

 

CÉSAR FRANCK  1822-1890 
Prélude Fugue et Variation op. 18 pour piano


HÉLÈNE DE MONTGEROULT  1764 - 1836
Étude n° 62 en mi bémol Majeur pour piano


ERNEST CHAUSSON  1855-1899
Sonate en fa mineur pour piano


CAMILLE SAINT-SAËNS  1835-1921      
Allegro Appassionato pour piano op. 70
Sonate n°1 en ré mineur pour violon et piano op. 75


Geneviève Laurenceau  violon
David Bismuth  piano

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Dans un salon français, vers 1880
 

Camille Saint-Saëns connaît d’abord une carrière d’organiste couronnée de succès — il est aussi pianiste virtuose, mais se lance rapidement dans la composition. Parallèlement, il contribue aux nouvelles éditions d’œuvres de Mozart, Beethoven, Liszt, puis à la réédition de la musique de Rameau. Organiste lui aussi, César Franck insuffle dans son œuvre instrumentale toute la richesse de la registration que permet l’orgue. Le Prélude Fugue et Variation est ici transcrit pour le piano et dédié « à son ami Monsieur Saint-Saëns ». Avec Franck et d’autres musiciens tels que Fauré, Massenet, d’Indy, Duparc, Saint-Saëns fonde en 1871 la Société Nationale de Musique, qui s’attache à promouvoir la musique française après la défaite face à la Prusse, et à encourager la production de musique instrumentale. De nombreux compositeurs participent au mouvement, comme Chausson, ou plus tard Debussy et Ravel. C’est de cette époque que date la Sonate pour violon et piano de Saint-Saëns. L’Allegro appassionato est composé en 1884, pièce de concours pour le Conservatoire écrite dans un style harmonique post-Mendelssohn.

 

Encore inédite, la Sonate en fa mineur de Chausson est rarement entendue en concert. Composée en 1880, aussitôt jouée à ses professeurs, Franck et Massenet, elle vaut à son auteur l’encouragement des maîtres. Chausson écrit des dizaines de fugues pour se préparer au Prix de Rome, concours de composition auquel il échouera pourtant l’année suivante.

 

Si l’histoire du Conservatoire de Paris est marquée par de nombreuses figures masculines, comme Fauré ou Franck dans la seconde moitié du XIXe, elle doit aussi se souvenir d’une éminente pianiste et pédagogue, qui eut un impact considérable sur l’école romantique européenne. Hélène de Montgeroult est la première femme à enseigner au Conservatoire à sa création en 1795, et son Cours complet de piano a été diffusé en Allemagne où il a certainement servi à l’éducation musicale de Mendelssohn, et de Schumann. Les quelques 114 Etudes qui le constituent sont autant d’exemples de la modernité de sa pédagogie, faisant déjà la liaison entre musique contrapuntique ancienne et technique pianistique romantique que développeront Chopin et Schumann. L’Etude 62, « Pour apprendre à chanter en se croisant sur la droite » développe une écriture dans un style précurseur du romantisme des Impromptus de Schubert.

Claire Laplace

 Diffusé sur France Musique

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