En Garde

Vendredi 13 juillet 2018

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Date
Vendredi 13 juillet 2018
Horaire
21:00 à 22:30*
Durée
1:30
Lieu
Perpignan [66] - Palais des Rois de Majorque
*Attention nous vous informons que les durées sont à titre indicatif et sont susceptibles de varier en fonction du ou des artistes, ainsi que du nombre de rappels.

Gratuit

Programme

HECTOR BERLIOZ  1803-1869
La Damnation de Faust, Marche hongroise
Transcription Pierre Dupont 


EMMANUEL CHABRIER  1841-1894
Suite pastorale, extraits
   Danse villageoise
   Scherzo-Valse  
Transcription Yann-Edern Goas


CLAUDE DEBUSSY  1862-1918
Petite suite, Ballet
Transcription Yann-Edern Goas
    

LÉO DELIBES 1836-1891
Sylvia, extraits
   Les chasseresses
   Pizzicati
   Marche
Transcription Pierre Dupont 


ALBERTO GINASTERA  1916-1983
Estancia, extraits
   Les paysans
   Danse du blé
   Malambo  
Transcription Désiré Dondeyne


GABRIEL FAURÉ 1845-1924
Pelléas et Mélisande, Sicilienne
Transcription Yann-Edern Goas


LEONARD BERNSTEIN  1918-1990
On the town, extraits           
   The great lover
   Lonely town : Pas de deux
   Times Square 1944 
Transcription Jean-Louis Cambedouzou


GEORGES BIZET 1838-1875
L’Arlésienne, extraits
   Menuet 
   Farandole   
Transcription Roger Boutry

 

Harmonie de la Garde Républicaine 
Sébastien Billard 
direction
 

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L’Harmonie : un exercice républicain


Quel fil commun relie Bernstein à Debussy, Fauré à Bizet, Delibes à Berlioz ? La France, sans nul doute, mais plus encore, la France des fanfares, des harmonies, en un mot : la France des vents. L’Harmonie de la Garde Républicaine demeure indéfectiblement attachée au patrimoine national. 

 

 « Les musiciens de la Garde nationale parisienne ont, depuis l’époque de la Révolution, chanté la liberté dans les fêtes publiques. Maintenant, ils vont prouver qu’ils savent aussi la défendre ; (…) Les beaux jours des arts renaîtront et le corps de la musique de la Garde nationale prendra dans l’instruction publique, les places auxquelles les talents qui la composent semblent lui donner le droit de prétendre. » En 1792, le militaire Bernard Sarrette annonce la création d’un corps spécial de musiciens, destiné à défendre par l’art les valeurs de la jeune République. Ainsi naît le Conservatoire de Paris, initialement destiné à fournir aux fêtes révolutionnaires des instrumentistes et à renouveler la France des interprètes. Chacun, aujourd’hui, connaît cette vénérable institution sans toutefois toujours soupçonner ses racines militaires. 

Entre 1848 et 1852, l’orchestre de la Garde républicaine se constitue, accompagnant les faits marquants du paysage politique français. Recrutant directement parmi les musiciens des Conservatoires nationaux, l’ensemble s’impose comme le bras armé musical de l’État, en associant l’élite des interprètes à l’image de la Nation. 

 

S’il a suscité nombre de compositions dédiées, le répertoire de l’Harmonie de la Garde Républicaine s’inscrit dans une tradition plus large, celle des fanfares populaires initiées aux lendemains des révolutions de 1830 et de 1848, pour faire découvrir aux couches populaires le répertoire des opéras et des salons. À la faveur des progrès techniques accomplis par les facteurs – ajout des pistons, des clefs – ou d’inventions proposées par le célèbre Adolphe Sax (père du saxophone), le répertoire des harmonies se développe dans ces sociétés musicales orphéoniques. 

 

Ainsi la « Marche hongroise » tirée de la Damnation de Faust, ou les extraits du Sylvia de Delibes sont transcrits par Pierre Dupont, chef de la musique de la Garde républicaine à partir de 1927, et dont l’enthousiasme à transcrire l’opéra modifie substantiellement le répertoire des harmonies. Plus récemment, l’arrangeur des orchestres de la Garde Républicaine, Yann-Edern Goas met en lumière le répertoire français de Chabrier, Fauré et de Debussy. Issu, comme Pierre Dupont, du Nord de la France, terre d’élection pour les harmonies qui trouvèrent au sein des bassins miniers d’enthousiastes interprètes, Désiré Dondeyne a fait entrer le XXe siècle dans le répertoire de l’ensemble, suscitant des œuvres de Marcel Landowski ou de Darius Milhaud et transcrivant des répertoires moins connus, à l’instar d’Estancia de l’Argentin Ginastera

Relire l’histoire des harmonies françaises, des plus modestes orphéons de village à la prestigieuse Garde Républicaine, c’est retracer l’histoire d’une France plurielle, faite d’amateurs passionnés et de musiciens devenus professionnels par la grâce des fanfares locales.  

Charlotte Ginot-Slacik

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