Le grand bal

2018-07-27 00:00:00

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Date
Vendredi 27 juillet 2018
Horaire
20:00 à 21:00*
Durée
1:00
Lieu
Montpellier [34] - Le Corum / Opéra Berlioz
*Attention nous vous informons que les durées sont à titre indicatif et sont susceptibles de varier en fonction du ou des artistes, ainsi que du nombre de rappels.

Tarif Unique 10€

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Programme


LEONARD BERNSTEIN 1918-1990
Candide, ouverture 
 

DARIUS  MILHAUD 1892-1974
Le Bœuf sur le toit 
 

IGOR STRAVINSKY 1882-1971
Danse infernale de Katchei, extrait de L'Oiseau de feu 
Version 1919
 

LEONARD BERNSTEIN 1918-1990
West side story, danses symphoniques 
Prologue - Somewhere - Scherzo - Mambo - Cha Cha
Meeting scene - Cool - Fugue - Rumble - Finale 

 

EMMANUEL CHABRIER 1841-1894
Habanera 
 

MAURICE RAVEL 1875-1937
Boléro

 

Orchestre national Montpellier Occitanie
Direction George Pehlivanian 

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Pour terminer en beauté le festival 2018, l’Orchestre national de Montpellier et George Pehlivanian nous entraînent dans un tourbillon de danses infernales, langoureuses, sensuelles ou virtuoses.
 

Bernstein le francophile

Il n’est guère surprenant qu’1956, Bernstein se soit laissé convaincre de mettre en musique le conte philosophique de Voltaire. Critique politique de l’après-maccarthysme, Candide mêle le tragique au rire. Son ouverture brillante expose les thèmes les plus fameux de l’opéra : « Oh happy me » d’abord, puis l’air virtuose « Glitter and be gay », monument de bravoure vocale.

« Je suis à présent convaincu que ce que nous avons rêvé pendant des années est possible : parce qu’il y a là cette histoire tragique avec un thème aussi profond que l’amour contre la haine, avec tous les périls scéniques de la mort et du racisme », écrit Bernstein en parlant de West Side Story en 1957. C’est le chorégraphe Jerome Robbins qui, dès 1949, sollicite le compositeur, dont il connaissait l’engagement civique. D’abord dubitatif, celui-ci est séduit par l’enjeu politique. La description des guerres de gangs dans le West Side, quartier pauvre de New-York, la réflexion sur l’immigration se conjuguent à une prodigieuse variété musicale où le chant d’amour de « Maria » voisine avec les rythmes du mambo.


Paris, ville dansante

En juin 1910, un jeune compositeur fait ses armes au sein des prestigieux Ballets russes. L’Oiseau de feu oppose le monde maléfique de Katchei à celui, lumineux, du prince Ivan. La danse infernale du magicien confronte une mélodie énergique à des accords brutaux qui interrompent le discours par d’imprévisibles et puissantes décharges rythmiques.

Tandis que Stravinsky fait entrevoir à la capitale sa culture natale, Darius Milhaud découvre le Brésil, il y a tout juste un siècle auprès de Claudel, ambassadeur à Rio. Témoignage cocasse du périple, Le Bœuf sur le toit (1920) réunit tangos et rumbas, maxixes et fado portugais qui rythment avec humour le défilé décousu de pittoresques silhouettes selon un ordre réglé par Jean Cocteau.


Sur un air espagnol...

« La musique nationale en Espagne est d’une richesse incomparable. » En 1882, Chabrier séjourne quatre mois en Espagne. Il en apporte España (1883) suivie, deux ans plus tard, de la Habanera pour piano, qu’il adapte ensuite à un vaste effectif instrumental, rendant hommage à la grâce du rythme chaloupé caractéristique de cette danse catalane. « Je voudrais surtout qu'il n'y ait pas de malentendu sur ce travail. Il s'agit d'une expérience. »

 En 1928, Ravel est le premier surpris du succès phénoménal de son Boléro, lui qui décrit son œuvre comme « vide de musique » ! Seize mesures, obstinément énoncées aux percussions, à partir desquelles entrent tour à tour cor anglais, saxophone soprano, célesta, quand rythme et harmonie restent en suspension. Ce « vide » constitue précisément la modernité du Boléro : Ravel fait de l’orchestre un immense organisme rendu vivant par les textures, les alliances et qu’anime le vaste et puissant crescendo jusqu’à l’apothéose du do final.

Charlotte Ginot-Slacik


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