Journée Transcription - Transmission - Trio SR9

Jeudi 19 juillet 2018

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Date
Jeudi 19 juillet 2018
Horaire
21:00 à 22:00*
Durée
1:30
Lieu
Montpellier [34] - Le Corum / Salle Pasteur
*Attention nous vous informons que les durées sont à titre indicatif et sont susceptibles de varier en fonction du ou des artistes, ainsi que du nombre de rappels.

Tarif Unique 10€

Programme

JOHANN SEBASTIAN BACH 1685-1750
Andante en mi mineur BWV 1027 
Sarabande en mi mineur BWV 996
Sonate n°1 en trio en mi bémol Majeur BWV 525
Allegro moderato - Adagio - Allegro

 

FELIX MENDELSSOHN  1809-1847
Romances sans paroles op. 67
Andante en mi bémol Majeur « Méditations »
Allegro leggiero en fa dièse mineur « Illusions perdues »
Andante tranquillo en si bémol Majeur « Chant du pèlerin »
Presto en ut Majeur « La Fileuse »
Moderato en si mineur « La Complainte du berger »
Allegro e non troppo en mi Majeur « Berceuse

 

CLAUDE DEBUSSY 1862 - 1918
Tarentelle styrienne L 69

BELA BARTOK  1881 - 1945
Danse roumaine n°1 op. 8a

ALEXANDRE BORODINE  1833 -1887
Danses polovtsiennes, extrait du Prince

 

Trancriptions Trio SR9
 

Trio SR9
Alexandre Esperet  marimba
Nicolas Cousin  marimba
Paul Changarnier  marimba

 

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Un entretien avec le Trio SR9

1. Pourriez-vous présenter vos instruments, leur histoire et votre choix de former un trio ?

Le marimba est le plus grand des instruments de percussion à clavier, avec une tessiture de cinq octaves composée de lames en bois de palissandre disposées à la manière d’un piano. Il possède des résonateurs qui allongent la résonance et lui donne ce timbre rond et chaleureux. Souvent associé aux musiques traditionnelles de ses régions d'origines, l'Afrique et l'Amérique Centrale, cet instrument a beaucoup voyagé pour nous arriver en occident au début du XXe siècle. Cette formation originale à trois marimbas s'est révélée un choix évident et naturel pour exploiter au mieux toute la richesse du son et ses nombreuses possibilités.

 

2. Comme instrument polyphonique, le marimba se prête régulièrement à la pratique de la transcription. Pour vous, quel est l’intérêt d’un tel exercice ?

Pour ce travail, nous avons établi une organisation classique à la manière d'un trio à cordes par exemple. Ainsi, Alexandre joue la voix soprane, Nicolas le contre-chant et Paul la voix basse. Ces rôles définis nous permettent d'approfondir de manière précise notre relation à la musique, le rapport de jeu entre nous et de travailler sur la spatialisation sonore avec les marimbas positionnés en "U" sur scène.

Pour nous, le son du marimba doit apporter une couleur particulière à l’œuvre. L'idée est ainsi de faire découvrir ou redécouvrir des œuvres de référence avec un son nouveau et créer l'illusion qu'elles ont été composées pour ces instruments, sans oublier l'aspect très visuel, presque chorégraphique du jeu percussif !

 

3. Vous avez choisi de convoquer des maîtres : Bach, Mendelssohn, Debussy… Comment les rapprochements entre ces différents musiciens se sont-ils opérés ?

La première partie, consacrée à Jean-Sébastien Bach, est en quelque sorte la genèse même de l'identité sonore de notre trio, à travers un compositeur auquel nous avons dédié plusieurs programmes de concert ainsi qu'un album entier, "Bach au Marimba". L'universalité de sa musique nous a permis de travailler sur une lisibilité musicale différente, en répartissant son écriture contrapuntique sur nos trois marimbas.


Mendelssohn est, lui, un fervent admirateur de Jean-Sébastien Bach qu'il a su remettre au goût du jour, au début du XIXème siècle. C'est un lien direct qui nous permet de montrer d'autres couleurs musicales tout en apportant un jeu plus développé sur l'instrument, avec notamment l'utilisation de 4 baguettes par personne. À travers ses Romances sans paroles, nous mettons en avant sa sensibilité poétique ainsi qu'une virtuosité que Mendelssohn développait au sein de ses œuvres.

Nom Mise à jour