Vents d'Est

2018-07-24 00:00:00

Logo partenaires
Date
Mardi 24 juillet 2018
Horaire
20:00 à 22:00*
Durée
1:30
Lieu
Montpellier [34] - Le Corum / Opéra Berlioz
*Attention nous vous informons que les durées sont à titre indicatif et sont susceptibles de varier en fonction du ou des artistes, ainsi que du nombre de rappels.

Billets de 10 à 40€

Réserver

Programme

STANISLAW MONIUSZKO  1819-1872 
Mazurka, extrait de l’opéra Halka 


PIOTR ILYICH TCHAÏKOVSKI  1840-1893
Concerto pour violon et orchestre en ré Majeur opus 35 
Allegro moderato
Canzonetta. Andante
Finale. Allegro vivacissimo


ARAM KHATCHATURIAN  1903-1978
Spartacus, suites
Suite n°1 : Introduction et danse des nymphes - Introduction, danse d’Egine et de Harmodius - Variation d’Egine et bacchanale - Scène et danse avec les crotales - Danse des filles de Gadès - Victoire e Spartacus -
Suite n°2, extrait : Adagio de Spartacus et Phrygia

 

Nemanja Radulovic  violon
I, CULTURE Orchestra 
Kirill Karabits 
direction


AVEC L’AIDE DU ADAM MICKIEWICZ INSTITUTE

AVEC L'AIDE D'EY

Télécharger le programme

Europe(s) de l’Est

Chaque année depuis 2015, le Festival invite des orchestres de jeunes venus des quatre coins du monde. Depuis 2011, le programme I, Culture Orchestra réunit les rives de la Mitteleuropa aux frontières asiatiques (Hongrie, Arménie, Azerbaïdjan, Biélorussie…) afin de raconter une autre histoire de l’Europe musicale. Inspiration populaire, lyrisme déchirant, émancipation des modèles occidentaux : telle est la terre des confins.


« L’opéra polonais est aussi différent de l’opéra italien qu’une tour gothique d’un édifice d’architecture moderne », annonce dès 1790 le compositeur Boguslawski. Après avoir été réduite au seul nom de Chopin, la musique polonaise évoque désormais le nom de son contemporain Moniuszko, père de l’opéra national. En sa tragique Halka résonnent déjà les voix de Rusalka de Dvořák ou de la Fille des neiges de Rimski-Korsakov. Créée en 1848, dans une Pologne sous le joug russe, Halka dénonce l’indifférence des puissants, en leur opposant sa fragile héroïne, morte d’avoir été séduite puis abandonnée par Janusz.

« Connaissez-vous la Symphonie espagnole du compositeur français Lalo ? (…) Il se soucie davantage de la beauté musicale que de l’observation des formes établies, contrairement aux Allemands. » En mars 1878, Tchaïkovski confie à son amie Mme von Meck son désir de trouver de nouvelles voies pour le concerto. Il esquisse alors les premières lignes de l’œuvre, créée en 1881 par le jeune violoniste Adolf Brodski. Son immédiate célébrité est due au moins autant à ses qualités intrinsèques qu’à la critique féroce qu’en fit le musicologue Hanslick, ami de Brahms. La mauvaise foi de cette lettre laisse aujourd’hui pantois : «Nous y voyons distinctement des faces sauvages, entendons des jurons grossiers et respirons des relents d’eau de vie.» De fait, au principe du développement allemand (des cellules s’enchaînant les unes aux autres par accroissement ou mutations successives), Tchaïkovski oppose une virtuosité tourbillonnante, un lyrisme incessant (à l’instar de la Canzonetta, inspirée de l’Italie que le musicien aimait tant), et une veine populaire qui font du concerto l’un des premiers chefs-d’œuvre de l’esthétique russe.

Après une première ouverture à la modernité européenne, le régime soviétique revient dès les années 1930 aux folklores nationaux. Les origines arméniennes d’Aram Khatchaturian font du musicien l’un des espoirs de son pays tout en l’exposant à des critiques incessantes. Composé en 1954, le ballet Spartacus exalte la révolte des esclaves contre la férule romaine. Six ans après les violentes accusations de formalisme dont le compositeur avait fait l’objet, le thème éminemment subversif du ballet ne peut s’entendre sans ambivalences. Khatchaturian lui associe des pages teintées d’exotisme, invoquant l’Orient teinté de mystère dont ses compatriotes avaient déjà chanté les mirages.

Charlotte Ginot-Slacik

 

Avec l'aide de

Avec l'aide de
Nom Mise à jour