Goerner / Chopin

2018-07-17 00:00:00

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Date
Mardi 17 juillet 2018
Horaire
21:00 à 22:30*
Durée
1:30
Lieu
Montpellier [34] - Le Corum / Opéra Berlioz
*Attention nous vous informons que les durées sont à titre indicatif et sont susceptibles de varier en fonction du ou des artistes, ainsi que du nombre de rappels.

Billets de 15 à 25€

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Programme

FRANZ SCHUBERT  1797-1828
Sonate n°13 en la Majeur D 664
Allegro moderato
Andante
Finale : Allegro

 

JOHANNES BRAHMS 1833-1897
Variations sur un thème de Paganini op.35
 

FRÉDÉRIC CHOPIN 1810-1849 
Nocturne op.48 n°2
Barcarolle op.60
Scherzo op.39 n°3


FRANCIS POULENC 1899-1963
Suite Napoli
Barcarolle
Nocturne
Caprice italien

 

Nelson Goerner  piano 

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Modernités méconnues

Quatre musiciens longtemps relégués des canons de la modernité. Tel est le lot commun de Schubert (« génie sans culture » selon D’Indy !), de Brahms tardivement réhabilité par Schoenberg (Brahms le moderniste), de Chopin, ou de Poulenc exclu des avant-gardes du siècle passé.
En 1819, Schubert achève sa Sonate en la majeur au cours de vacances estivales à Steyr, en Autriche. Composée au cœur d’une période heureuse, l’œuvre en porte trace, par son long chant d’entrée. Le mouvement lent rompt avec le climat liminaire lorsque le thème de départ se trouve progressivement assombri par une harmonie éloignée de la tonalité de départ, baignée par des ombres mineures et des fulgurances harmoniques, que n’efface pas la lumière retrouvée de l’Allegro final.

L’art de la variation est au cœur de l’esthétique de Brahms. Variations sur des thèmes de Haendel, de Haydn, de Paganini, dans des pièces pour piano ou pour orchestre… Loin de l’image pesamment germanique qui occulta longtemps la fantaisie du musicien, le thème et ses broderies dévoilent une pensée kaléidoscopique : « Il m’arrive parfois de réfléchir à l’art de la variation. Il me semble qu’il faudrait en user avec plus de rigueur et de pureté. (…) Nous usons de la mélodie trop timidement, pas assez librement. » Composées en 1863, les Variations sur un thème de Paganini rendent hommage à la diabolique dextérité du violoniste italien, en se plaçant dans la lignée des Variations Diabelli de Beethoven.

Chopin, « le premier dieu du piano » de Poulenc : un commun amour du chant unit les deux musiciens, inspiré par les lignes de l’opéra italien pour Chopin, par la mélodie française pour Poulenc. « Mes meilleures trouvailles d’écriture pianistique me sont venues en écrivant l’accompagnement des mélodies. » En 1926, celui-ci achève la Suite Napoli dont les titres renvoient directement à son maître : la brève « Barcarolle » invoque l’Italie, à peine entrevue par Chopin lorsqu’en 1846, il compose sa Barcarolle en fa dièse mineur. Cette Venise fantasmée inspire alors des sonorités rares mêlées au chant du gondolier. Digne de Chopin encore, le « Nocturne » dont la poésie évoque la pièce éponyme en fa dièse mineur qui, en 1842, impose sa mélancolie obstinée, réduite à quelques notes. Virtuosité chopinienne enfin dans le « Caprice italien », dont l’exigence technique et la fièvre dramatique rappellent ces mots de Liszt sur les scherzos de Chopin : « De sourdes colères, des rages étouffées, […] une exaspération concentrée, et dominée par un désespoir tantôt ironique, tantôt hautain. Ces sombres apostrophes de sa muse ont passé plus inaperçues et moins comprises que ses poèmes d’un plus tendre coloris. »


Charlotte Ginot-Slacik

 

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