Iberia

2018-07-16 00:00:00

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Date
Lundi 16 juillet 2018
Horaire
20:00 à 22:00*
Durée
2:00
Lieu
Montpellier [34] - Le Corum / Opéra Berlioz
*Attention nous vous informons que les durées sont à titre indicatif et sont susceptibles de varier en fonction du ou des artistes, ainsi que du nombre de rappels.

Billets de 10 à 40€

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Programme


GUILLAUME LEKEU  1870-1894
Adagio pour quatuor à cordes et orchestre à cordes 

 

LUDWIG VAN BEETHOVEN  1770-1827
Concerto pour piano et orchestre n°4 en sol Majeur op. 58 
Allegro moderato
Andante con moto
Rondo  : Vivace

 

CLAUDE DEBUSSY  1862-1918
Ibéria, extrait des Images pour orchestre
Par les rues et par les chemins
Les Parfums de la nuit
Le Matin d'un jour de fête


MANUEL DE FALLA  1876-1946
Le Tricorne, extraits des Suites 1 et 2
 

Beatrice Rana  piano
Orchestre Philharmonique Royal de Liège
direction Christian Arming 

 

AVEC L'AIDE DE LA SOCIÉTE GÉNÉRALE
AVEC LE SOUTIEN DE MONTPELLIER MÉDITERRANÉE MÉTROPOLE

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Français de cœur
 

L’Allemand Beethoven bercé par le bonapartisme ; l’Espagnol Falla trouvant à Paris son identité créatrice ; le Liégeois Lekeu bercé par la symphonie française… Autant de visions tantôt fantasmées, tantôt éblouies, tantôt déçues d’une France phare de la modernité européenne et terre d’accueil propice à la tolérance artistique.
 

Emporté à vingt-quatre ans, Guillaume Lekeu incarne une France culturelle, dont l’aura transcende les frontières géographiques, incluant la Belgique de César Franck, sa terre natale. C’est d’ailleurs à la mémoire de Franck que le jeune homme d’à peine vingt ans compose l’Adagio pour quatuor d’orchestre en 1891. Fulgurante prémonition de La Nuit transfigurée de Schoenberg (1899), la pièce en partage le lyrisme élégiaque, traversé d’éclats.

On sait l’attachement que Beethoven porte à la France. D’abord subjugué par la figure de Napoléon Bonaparte, en qui il perçoit un Prométhée visionnaire, le compositeur est révolté par son sacre impérial. Contemporain de la fameuse Symphonie n° 3 « Héroïque » (1805), le Concerto en sol majeur est achevé en 1806, alors que Beethoven conquiert son indépendance vis-à-vis de l’aristocratie viennoise. Signe des temps – et de son autorité grandissante –, l’œuvre commence par une cadence soliste. Si, depuis l’acceptation de sa surdité, Beethoven avait relégué ses aspirations de virtuose, il n’en donne pas moins au soliste une voix révolutionnaire, affranchie du traditionnel équilibre avec l’orchestre, dont l’éloquence semble menacée par le tutti instrumental. Ce drame proprement instrumental trouve dans le mouvement lent son paroxysme, lorsque les charges impérieuses de l’orchestre tentent d’imposer le silence au chant du piano.

En 1910, Debussy avait achevé son portrait imaginaire d’une Espagne jamais visitée mais recréée par ses amis compositeurs. Loin de tout pittoresque, Iberia sut conquérir Falla lui-même, qui lui adressa un somptueux hommage : « Les échos des villages, dans une sorte de sevillana semblent flotter dans une claire atmosphère où la lumière scintille, l’enivrante magie des nuits andalouses, l’allégresse d’un peuple en fête qui marche en dansant aux joyeux accords d’une banda de guitarras y bandurrias… tout cela tourbillonne dans l’air… ».


Le 1er décembre 1913, Claude Debussy note : « Le 29 octobre dernier, nous avons entendu de la musique espagnole jouée par de vrais Espagnols. Pour beaucoup de personnes, ce fut presqu’une révélation. » Au lendemain de cette chronique, Manuel de Falla repart en Espagne, qu’il avait quittée cinq ans plus tôt. Joaquin Turina : « Isaac Albéniz nous prit par le bras, Falla et moi, nous traînant jusqu’à Vincent d’Indy en criant “l’invasion des barbares !” ». Dans le Paris des Ballets Russes, Falla dévoile une culture hispanique qui fascine Diaghilev autant que Debussy. Commande des Ballets Russes, la composition du Tricorne en 1919 est l’apothéose d’une nation dont la modernité s’était révélée en terres françaises : le sujet pittoresque, les décors et les costumes signés par Picasso, le brio des interprètes (Léonide Massine, Ernest Ansermet…) disent la vitalité restaurée de la culture ibérique.
 

Charlotte Ginot-Slacik

 


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