Fazil joue Mozart

Mardi 18 juillet 2017

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Date
Mardi 18 juillet 2017 *
Horaire
20:00 à 22:00*
Durée
02:00
Lieu
Montpellier [34] - Le Corum / Opéra Berlioz
*Attention nous vous informons que les durée sont à titre indicatifs et sont susceptibles de varier en fonction du ou des artistes, ainsi que du nombre de rappels.

Billets de 10 à 40€

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Fazil joue Mozart

 

WOLFGANG AMADEUS MOZART (1756-1791)

Sonate pour piano n°10 en ut majeur K 330
Sonate pour piano n°11 en la majeur K 331
Sonate pour piano n°12 en fa majeur K 332
Sonate pour piano n°13 en si bémol majeur K 333
Fantaisie en ut mineur K 475



Fazil Say piano

 

AVEC L’AIDE DE FDI GROUPE

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Retrouvailles avec un fidèle du festival : Fazil Say. Son intégrale des sonates de Mozart (Warner) a été unanimement saluée par la presse internationale. À la demande du festival, il consacre tout son récital à Mozart.


1783 : Mozart, qui s’est fixé à Vienne deux ans plus tôt, triomphe dans les pays germaniques grâce à L’Enlèvement au sérail. Cette année s’achève par la création de la Grande Messe en ut mineur à Salzbourg. Entre l’opéra en langue allemande et la musique religieuse, quatre sonates pour piano, parmi les plus belles, qui seront toutes éditées en 1784 à Vienne.

La Sonate K 330 s’ouvre par un Allegro d’une grande limpidité : deux thèmes principaux déploient leurs lignes ornées d’arpèges, de trilles et d’appoggiatures. Dans le développement, Mozart joue de l’ombre et de la lumière avant de rompre l’équivoque par un trait de notes piquées amenant la réexposition. L’Andante cantabile est une page d’un lyrisme profond, dont la partie centrale fait passer un voile de tristesse, dissipé par le retour du premier thème. L’Allegretto final, de forme sonate, rappelle le premier mouvement : arpèges, gammes, traits s’enchaînent avec virtuosité.

Connue pour le célébrissime Rondo « Alla turca » (la « Marche turque »), la Sonate K 331 est l’une des œuvres les plus charmantes de Mozart. Un Andante grazioso remplace le mouvement rapide traditionnel, thème au rythme de sicilienne suivi de six variations où alternent modes et tempos. Le deuxième mouvement est un menuet avec un long trio central. La fameuse Marche turque se fait l’écho de la « musique turque » qui connaissait alors une vogue extraordinaire : jouant sur l’opposition entre majeur et mineur, il fait entendre des effets remarquables (octaves, batteries, accords arpégés), avant une coda d’un caractère résolu, à l’image de la musique des Janissaires qui aurait inspiré Mozart.

La Sonate K 332 est une pièce de grandes proportions. Le premier mouvement, riche en contrastes, est bâti sur deux thèmes principaux d’une belle simplicité, entre lesquels se glisse un thème secondaire dramatique. Le développement atteint des sommets d’intensité avant la réexposition, qui reprend fidèlement la première partie. L’Adagio fait entendre par deux fois une cantilène aux lignes ornées, qui se déploie en arabesques. Le finale est une pièce exubérante : rythmes complexes, énergie des thèmes, originalité du langage harmonique.

Le premier mouvement de la Sonate K 333 commence par une ligne mélodique ondoyante qui évolue jusqu’à l’apparition d’un second thème plus dense. L’Andante cantabile est de forme ABA : deux thèmes d’une grande noblesse sont exposés dans la première partie, puis une section centrale, au douloureux chromatisme, assombrit l’atmosphère avant le retour du premier thème. Le rondo, de vastes dimensions, s’ouvre sur une mélodie enjouée. Une grande cadence précède la dernière reprise du refrain, et l’œuvre se termine par une coda pleine d’entrain.

La Fantaisie K 475, que Mozart a dédiée à son élève Thérèse von Trattner, a été achevée à Vienne le 20 mai 1785 et publiée en décembre. L’œuvre laisse entrevoir ce que pouvait être le génie de Mozart improvisateur : audaces harmoniques, liberté rythmique, contrastes violents. Elle débute par un Adagio dont la grandeur tragique est renforcée par une succession d’enchaînements chromatiques. Suivent une brève accalmie puis un Allegro fougueux. Une brève cadence conduit à un charmant Andantino, mais surgit de nouveau un Allegro modulant, d’une agitation extrême, qui nous ramène insensiblement à l’Adagio initial. Trois gammes rapides apportent une conclusion tragique.

Christophe Corbier

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